Gentilly-2 et importations d’électricité

La fermeture de Gentilly-2 oblige le Québec à importer de l’électricité des États-Unis à prix d’or durant l’hiver. La centrale constituait une réserve stratégique au cours de la saison froide. Maintenant qu’elle est fermée, le Québec doit acheter de l’électricité américaine à prix prohibitif. L’idée de Thierry Vandal de la garder pendant un certain temps était sans doute la meilleure. Heureusement que l’ignorance de nos politiciens nous préserve de ces choix peu connus.

Michel Magnant

Prometteuse pour l’économie

En matière de transport collectif, le gouvernement québécois s’est donné l’objectif d’électrifier 95 % du transport d’ici 2030.

C’est Jean Charest, le précédent premier ministre du Québec, qui disait cela en mars 2012.

D’ailleurs, au rythme où les choses évoluent, le Québec pourrait devenir dans peu de temps une référence nord-américaine en électromobilité.

À Saint-Eustache, dans les Basses-Laurentides, Nova Bus, une filiale du géant Volvo, se prépare à être un joueur majeur en ce domaine. Si l’entreprise parvient à rendre efficace son futur autobus urbain 100 % électrique, elle le deviendra. Son plan de recherche avance bien, paraît-il, et son prototype sortira en 2014. On vise une autonomie de 120 km et un temps de recharge de batterie de 3 ou 4 heures dans des conditions d’utilisation nord-américaines.

L’autobus de l’avenir sera différent. Il sera plus petit, plus léger – grâce à un plancher composite – et doté de batteries au lithium et d’un moteur électrique.

Chaque étape du projet de Nova Bus permet au Québec de prendre une indéniable avance technologique dans ce domaine.

Le Québec a vraiment intérêt à diminuer sa dépendance au pétrole. Un seul autobus électrique permettra d’économiser plus de 50 000 $ de carburant par année, et il y aura des tonnes et des tonnes de gaz à effet de serre de moins qui seront émises durant ce même laps de temps.

Et puis, passer à l’électrification de l’autobus et des autres éléments du cocktail transport sera bon pour écouler les surplus de la production hydroélectrique du Québec. On le sait maintenant, l’électricité est le pétrole des Québécois.

Ce que le grand public sait moins, c’est que le développement de l’électromobilité sera excellent pour l’industrie minière au nord du 49e parallèle.

La région de la baie James est une des rares sur la planète où il y a une forte concentration de lithium, composante essentielle de la batterie de l’avenir. Le Québec est un des cinq endroits du monde possédant ce métal précieux en abondance.

Le territoire du Plan Nord recèle en ce moment trois gisements de calibre mondial. Ils sont exploités par Critical Elements, Canada Lithium et Nemasta Lithium, toutes trois situées entre Val-d’Or et Eastmain.

Benoit Voyer, Sainte-Thérèse

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