Vérifier ce qui s’est passé l’an dernier

Cette lettre interpelle le ministre de la Sécurité publique du Québec, Stéphane Bergeron.

Depuis le printemps 2012 et l’engagement des étudiants, largement accompagnés de citoyens de tout âge, vous semblez vouloir fermer les yeux sur les nombreux excès des forces policières devant à l’engagement citoyen. Vous avez été témoin des réactions et des gestes démesurés des forces dites de l’ordre, qui ont contribué à faire dégénérer un combat pacifique et démocratique. Il est plus que temps que vous-même et le gouvernement dont vous faites partie organisiez une vérification exhaustive de ce qui s’est passé de douloureux et d’excessif dans l’organisation des forces policières lors d’événements populaires et solidaires.

Derrière la jeunesse étudiante et ses luttes, c’est un peu nous tous qui avons parlé aux élus de l’époque. Mettez sur pied un vaste comité devant lequel acteurs et témoins viendront préciser et commenter ces moments uniques dans l’histoire de ce pays.

Jacques Léger, Montréal

Qui de nous sont les plus pauvres?

Être pauvre ne signifie pas seulement connaître les atroces souffrances de la famine au tiers monde, par exemple. D’un côté, il y a les pauvres qui veulent se conformer à ceux qu’ils croient chanceux, à ceux qui, selon eux, savent de ce que la vie signifie. Ils veulent s’acheter un téléphone intelligent, faire le tour du monde: rien de moins que s’amuser et vivre heureux.

Toutefois, entre vous et moi, nous savons très bien qu’ils ignorent la triste vérité. L’Occident paraît être l’endroit où on vit heureux, où les valeurs humaines sont respectées.

Malheureusement, le nuage dans lequel ils flottent ne tardera pas à se dissiper. La triste réalité de notre société si surestimée par les pauvres est que tout notre temps est calculé. Le citoyen subit énormément de pression. Une pression insoutenable qu’il devra endurer tout au long de sa vie. Il est peut-être riche, mais il est soudé dans le moule où son temps est chronométré. Il doit se lever à une certaine heure pour éviter d’arriver en retard à son travail, où il est une marionnette, un numéro, un pantin dirigé indirectement par ceux qui subissent encore plus de pression: les présidents des multinationales.

Liberté, où es-tu? Pourquoi les gens s’identifient-ils à leur métier et non à ce qu’ils sont vraiment? Un médecin est aussi important qu’un commis d’épicerie. Pourquoi toujours insister sur la production de masse rapide? Pourquoi ne pas prendre le temps de s’appliquer?

Il est important de prévenir les pauvres qui tentent d’accéder à la richesse que le bonheur n’est pas là, mais dans les choix qu’on fait. Ne tombez pas dans le piège des sociétés modernes; décidez de conserver ce qui est bon pour vous et éliminez le reste. Ce jour viendra, et la vraie liberté fleurira.

Julien St-Louis

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