Vous vous souvenez peut-être de vos premières journées au collège ou à l’université? Pour certains, cette période a été marquée par la confusion et l’incertitude parce qu’ils n’avaient pas d’objectif clair. Pour d’autres cependant, le commencement des études a été une période d’optimisme. Plus qu’une simple rentrée des classes, ils l’ont vécu comme le début de leur avenir, avec le sentiment exubérant de mettre leur vie en route.

Il nous arrive à tous de regretter ces beaux jours. Nous nous sentions alors pleins d’espoir et d’énergie, et cela nous rendait heureux. Nos regards étaient tournés vers notre avenir, nous poursuivions avec entrain des objectifs importants et nous avions la certitude de réussir un jour.

Cette belle assurance est souvent secouée par la suite. Nous n’avons pas tous réussi à atteindre les objectifs que nous nous étions donnés. Nous avons découvert que nous n’avions pas la maîtrise parfaite de notre propre vie et que la réussite peut parfois nous être refusée par les circonstances. La prise de conscience du peu de contrôle que nous avons parfois sur notre existence peut conduire certains d’entre nous au désespoir et à la dépression.

J’ai le plaisir de lire en ce moment une thèse déposée à McGill en 2008 sur l’importance de l’espoir en relation d’aide (Hope Development in Psychotherapy, Martha Chamodraka). L’auteure y montre qu’inciter ceux qui souffrent à entretenir l’espoir les aide à surmonter leurs difficultés. Les personnes dépressives peuvent apprendre à ne plus considérer seulement les difficultés du présent, mais plutôt à lever les yeux vers l’avenir.

Elles peuvent cesser de croire que celui-ci ne leur réserve que du mal et chercher une vie meilleure. Au lieu de subir leur existence, elles peuvent apprendre à se fixer des objectifs significatifs qu’elles savent pouvoir atteindre. L’espoir, c’est cela : garder les yeux fixés vers l’avenir et croire que ce dont nous avons besoin pour être heureux est à notre portée.

Certains d’entre nous semblent avoir découvert le secret de l’espoir en permanence. Peu importe les revers de l’existence ou les difficultés que ces personnes rencontrent, elles demeurent optimistes, continuent à se fixer des objectifs réalistes qu’elles poursuivent avec persistance et refusent de se laisser abattre par leurs difficultés. On dit aussi de ces personnes qu’elles sont résilientes. L’espoir et la résilience sont donc deux des ingrédients majeurs du bonheur. Ces personnes offrent souvent aux autres l’exemple d’une vie satisfaisante.

Combien d’étudiants se laissent pourtant décourager par le moindre revers durant leurs études? Combien de salariés mis à pied souffrent d’angoisse parce qu’ils ont l’impression que leur vie s’est terminée avec leur emploi? Si nous désirons le bonheur, nous devons apprendre qu’il ne peut dépendre de nos circonstances changeantes. Il dépend davantage de notre capacité de cultiver l’espoir.

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