L’article a tout pour générer des clics: une histoire sordide (un enfant mort), une personne à blâmer (la mère, qui aurait quitté le domicile pour aller faire la fête), de l’émotion (un père dans le deuil), une mort atroce (mangée par des rats) et un lieu lointain qu’on ne connaît pas trop bien (l’Afrique du Sud).

S’il y a une liste d’ingrédients à inclure dans une recette pour qu’elle fonctionne sur le web, cette histoire les inclut tous.

Mais il y a quand même quelques problèmes avec le récit.

D’une part, aucun média de la région de Johannesburg, en Afrique du Sud, où l’histoire a supposément eu lieu, ne semble mentionner l’histoire. Curieux, parce que si cette histoire avait lieu à Montréal, vous pouvez être certains que tous les médias sauteraient dessus (nous avons quand même parlé d’un python en cavale pendant deux semaines).

Bizarre.

Les seules sources d’information semblent être des tabloïds britanniques, qui sont souvent des sources douteuses. Pourquoi aucun média local n’en parle?

En fait, il y a d’autres éléments louches avec l’histoire.

Par exemple, le Nigeria Today affirme avoir pris son information sur le blogue Timeofgist (et le Nigeria Today affirme que c’est de ce blogue que part l’histoire). Or, le Timeofgist affirme avoir obtenu son information du Daily Sun South Africa, qui lui… n’a jamais parlé de l’histoire.

Louche, très louche.

Tout cela, en plus du fait que nous n’avons aucune photo de la victime, de sa mère ou de son père…

Il se peut bien que ce soit vrai, mais l’inspecteur viral trouve qu’il n’y a aucune raison pour un journaliste de relayer cette histoire pour le moment. C’est beaucoup trop douteux.

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