Archives Métro Michaëlle Jean

Quand Son Excellence Michaëlle Jean sort pour donner une entrevue à la radio, y’a pas à dire, elle ne se promène pas léger. Composée de deux gardes du corps, d’un attaché de presse et d’un secrétaire personnel, la cohorte qui accompagne la secrétaire générale de la Francophonie dans ses déplacements a de quoi impressionner. Non, détrompez-vous immédiatement, la dame n’est pas chef d’État ni leader d’un mouvement politique quelconque. Son poste, quoique parfaitement honorable, tient beaucoup plus de la fonction symbolique qu’autre chose. Dans le contexte, la présence de ses aides de camp vient compléter le portrait officiel de Son Excellence. Avec grâce et distinction.

Quand l’ex-gouverneure générale du Canada – parlant de symbolisme… – s’est pointée à la radio la semaine passée, c’était pour revenir sur une dépense avoisinant le demi-million de dollars qui devait servir au retapage de son appartement de fonction parisien. Un truc de chauffage et d’eau chaude, si j’ai bien compris l’essence de ses justifications. Soit…

Contrairement à ce que semble croire la principale intéressée, ce n’est pas tant le coût de l’opération tuyauterie qui dérange dans son affaire. De ça, on est habitué, et pas seulement avec elle. Le problème, avec Michaëlle Jean, c’est le ton. Son ton aux teintes de «ça m’est dû». Ce ton qui laisse deviner qu’en fait, là où elle est rendue, t-o-u-t lui est t-o-u-j-o-u-r-s dû. Un ton qui vient avec la fonction, semble-t-il. Ça s’ajoute au protocole, aux babioles et aux médailles qui font cling-clang et qui flashent le bling-bling… Chez les gens riches et célèbres, on appelle ça un package. Et on trouve ça très digne.

La dernière qui avait développé cette fâcheuse habitude de se rebiffer ainsi à chaque fois qu’on lui demandait de rendre des comptes, c’était Lise Thibault. Une autre dame de fonction. Une autre qui croyait que tout lui était dû.
En fin de semaine, on a appris que Sa Majesté déchue avait été obligée de déclarer faillite. Après tant de faste, bien plate pour elle mais, ça aussi, ça lui était dû…

Parfois, à force de grimper vers le ciel, on se rend jusqu’au sommet du mont de l’indécence. Là où l’ivresse des hauteurs finit toujours par nous rattraper.

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Mes FrancoFolies, quelques moments avec quelques artistes en quelques mots…

Luc De Larochellière: juste et émouvant. Un encore, s’il vous plaît.

Louis-Jean Cormier: encore plus dandy que dandy, mais capable de livrer des chansons à la hauteur
de sa prétention. Ce qui n’est pas rien. Majeur.

Daniel Bélanger: a été capable de faire fondre la banquise qu’est la salle Wilfrid-Pelletier. On s’attend à ce qu’il mette littéralement le feu au Métropolis lors de sa visite en rappel, en octobre prochain.

Benoit McGinnis: c’est lui qui vole la vedette dans Demain matin, Montréal m’attend. Une performance qui tient du surréel, rien de moins.

Et Richard Séguin… : Comment dire? S’il existait sur terre le pays des Richard Séguin, je présenterais immédiatement une demande d’immigration. Rien à ajouter.

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Question à la direction de la programmation de la télé de Radio-Canada: pourquoi, été comme hiver, vos émissions d’après-midi sont systématiquement pareilles? D’Entrée principale à Indice UV en passant par la défunte Par ici l’été et autres Fosses aux Lionnes perdues dans le placard du temps, c’est immanquablement la même formule. D’un côté, l’animation en solo ou en duo, et de l’autre, trois ou quatre collaborateurs qui présentent des sujets «tendances» qui goûtent sensiblement toujours la même chose. Éclairez-moi, svp…

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Bonne nouvelle: C’est l’excellente Julie Drolet qui prendra la barre du Club des Ex l’an prochain. Dans un autre ordre d’idées, on a annoncé que Yolande James allait reprendre du service à la même table. On espère qu’elle aura profité de son congé de la télé pour se calmer un peu. Ses réactions épidermiques à chaque fois qu’on égratignait moindrement le Parti libéral étaient ridicules et absolument indignes d’une observatrice de l’actualité.

Après tout, c’est juste de la TV. Et juste de la politique…

 

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