Le plagiat en mode, ce n’est pas nouveau.

Chaque saison amène son lot d’accusations, de désillusions, et le plus souvent, ce sont de petits créateurs sans défense qui font face aux grands et leur armée d’avocats. David contre Goliath, en somme. Après la maison de chapellerie Larose Paris du Québécois Isaac Larose, qui avait accusé H&M d’avoir copié son modèle signature plus tôt cette année, voici qu’une pièce créée par la Montréalaise Agathe Bodineau en 2015 pour sa marque LLY Atelier semble avoir été reprise par la maison de couture australienne Ellery.

«Il est difficile de se distancer et ne pas se sentir émotionnellement impliquée dans cette situation. Et plutôt impuissante, pour être honnête. […] Le support des autres dans la communauté et la visibilité du post est la seule chose que je peux espérer», a écrit la créatrice, lucide, sur Facebook.

Elle n’a pas tort. C’est qu’il peut être difficile de prouver qu’une marque s’est effectivement inspirée d’une création en particulier. Combien de designers ont-ils crié au loup sans pour autant obtenir réparation? Certes, il y a bien eu Chanel, qui a finalement reconnu en 2015 s’être inspiré du travail de la créatrice de pulls écossais Mati Ventrillon, mais en parallèle, des chaînes comme Zara et Mango se défendent en réfutant les arguments des artistes qui croient reconnaître leurs oeuvres (en tout ou en partie) dans leurs vêtements.

Dans un marché de plus en plus ouvert où les créateurs sont bombardés d’images quotidiennement, comment départager le plagiat pur et dur des influences qui se développent de manière inconsciente?

On ne pourra pas régler la question aujourd’hui, bien sûr, mais elle mérite certainement réflexion.

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