La Datsun 240Z, aussi appelée Fairlady, le modèle de 1969 à 1978

Onde de choc dans le monde automobile : le coloré grand patron de Nissan, Carlos Ghosn, a annoncé la semaine dernière la résurrection de la marque Datsun, 30 ans après son torpillage.

Datsun a vu le jour au Japon en 1931. Deux ans plus tard, Nissan en prenait le contrôle. Les Datsun ont attendu jusqu’en 1958 pour poser leurs pneumatiques sur le continent nord-américain, et les plus vieux d’entre nous se souviennent de la Datsun 240Z, l’ancêtre de la Nissan Z d’aujourd’hui.

Après 50 ans d’existence, la marque Datsun a officiellement disparu de la carte mondiale au début des années 1980. Le constructeur avait alors décidé de préciser sa stratégie globale en n’utilisant que l’appellation Nissan.

Et voilà que 30 ans plus tard, la compagnie fait renaître celle qui, dit-elle, a eu un jour pour synonymes fiabilité, robustesse et prix abordable. «Nous y ajouterons la modernité et la qualité», a précisé M. Ghosn.

Cependant, les Datsun ne reviendront pas sous nos cieux américains. Elles sont plutôt destinées aux pays émergents, et, là-bas, aux acheteurs d’une première automobile. L’Inde, l’Indonésie et la Russie seront ciblées dès 2014. Objectif visé : que les Datsun représentent dans ces marchés jusqu’à la moitié des ventes de Nissan.

Le mot d’ordre pour ces nouveaux modèles Datsun sera le «sur mesure», afin de répondre aux besoins particuliers et locaux. Lire qu’il s’agira de produits dénudés par comparaison avec les nôtres, ce qui devrait les rendre accessibles pour les bourses «émergentes».

Leurs prix d’étiquette ne devraient pas dépasser l’équiva­lent de 8 000 $US. Rappelons qu’en Inde, la Tata Nano de base se vend 100 000 roupies (2 000 $US) et que la seconde voiture la moins coûteuse là-bas est une Suzuki Maruti (à partir de 400 000 roupies). Du coup, pas question de faire de Datsun une division globale qui serait distribuée en Amérique, en Europe ou même au Japon. «Nous ne voulons pas d’un produit qui doive répondre à tous les besoins», a affirmé Carlos Ghosn.

Volks aussi, mais pas Toyota
Volkswagen entend adopter la même stratégie que Nissan, en créant une division qui n’a pas encore été nommée. De son côté, Toyota dit ne pas vouloir dénaturer sa réputation de fiabilité en proposant des véhicules «petit budget». «Nous ne sacrifierons pas la qualité simplement pour atteindre une gamme de prix déterminée», a récemment confié le président Akio Toyota à la publication américaine Automotive News.

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