Yves Provencher/Métro La microbrasserie Dieu du Ciel! – établie à Montréal sur la rue Laurier et à Saint-Jérôme – appose le logo «Aliments préparés au Québec» sur les boîtes de ses produits vendus sur les tablettes.

Que les consommateurs encouragent ou non l’achat de produits locaux, les fournisseurs et détaillants ont, eux, différentes raisons de s’afficher «Aliments du Québec».

«On sent que, pour les consommateurs d’ici, c’est un plus d’acheter des produits locaux. Si on ne sentait pas ça, il n’y aurait pas d’avantage pour nous à obtenir une certification comme Aliments du Québec, affirme Lise Gagnon, vice-présidente marketing, recherche et développement chez Olymel. Si on ne leur dit pas que les produits sont d’ici, qui va le leur dire?»

Autant chez Olymel – aussi porteur des marques Lafleur, qui affiche le logo sur ses produits, et Flamingo – qu’à l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA), on semble d’accord pour dire qu’à prix égal et à qualité égale, les consommateurs québécois se tournent facilement vers les produits du Québec. Et «dès que les consommateurs demandent quelque chose, les détaillants et les entreprises s’ajustent», affirme Francine Rodier, professeure au département de marketing de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Mme Rodier a piloté au cours de ses études doctorales une recherche sur la valeur de la marque Aliments du Québec.

«Que le logo soit sur l’étiquette du produit ou en tablette, il est raisonnable de croire que ça a un impact similaire», précise Mme Rodier.

Pour d’autres fournisseurs, comme Dieu du Ciel!, la certification s’est faite plutôt par conviction personnelle. «Je recherche des produits qui sont d’ici pour encourager l’économie locale et aussi par souci environnemental. Les logos rendent la tâche plus facile», déclare Isabelle Charbonneau, copropriétaire et pilote de la microbrasserie.

De plus, les concepts de crédibilité et de confiance des consommateurs préoccupent l’ADA, qui dit appuyer Aliments du Québec. «Un seul logo de provenance permet d’éviter l’auto-proclamation et les risques de fraude ou d’erreur, croit de son côté Pierre-Alexandre Blouin, vice-président aux affaires publiques de l’ADA. On s’assure que tout le monde joue sur le même terrain de jeu.»

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Concours: «Les aliments du Québec dans mon panier»

L’association des détaillants en alimentation du Québec, Aliments du Québec et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec organisent un concours pour promouvoir les aliments d’ici.

  • Pour les consommateurs : Il faut identifier trois produits certifiés par Aliments du Québec et remplir le bulletin de participation sur le web. Des paniers d’aliments du Québec sont à gagner (de 500 $ ou de 250 $), ainsi qu’un grand prix, une croisière aux Iles-de-la-Madeleine.
  • Les détaillants sont aussi invités à participer en présentant un projet original de marchandisation d’un produit certifié Aliments du Québec, en collaboration avec un fournisseur de produits Aliments du Québec.
  • Les détails au www.concoursalimentsduquebec.com

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