Métro Les lieux de coworking se distinguent les uns des autres en fonction de leurs tarifs, mais aussi selon le type de communauté qu’ils hébergent.

C’est bien connu, l’homme est un animal grégaire, et rester à la maison ne convient pas à tous les travailleurs autonomes. Heureusement, les lieux de travail partagés se multiplient à Montréal depuis quelques années.

Sortir de l’isolement: c’est la raison principale qui pousse les travailleurs autonomes à adopter un espace de coworking. Si pouvoir travailler de chez soi en linge mou sans être dérangé a ses avantages, la solitude peut devenir pesante.

Les lieux de travail collaboratif sont plus ou moins bruyants selon leur taille et de leur taux d’occupation, mais ils n’ont rien à voir avec les vraies ruches que sont certaines entreprises. «J’ai été surprise au début, car tout le monde a ses écouteurs sur les oreilles, explique Stéphane Jutras, une graphiste qui partage le bureau de la coopérative Caravan, située dans le Mile-End. C’est très silencieux, mais on peut papoter pendant les pauses.»

Stimulant
Le coworking permet aussi de travailler dans un environnement énergisant. Au-delà des conversations sur le match de hockey de la veille autour d’un café, les échanges avec les autres travailleurs peuvent se révéler très fructueux. «J’ai senti [que je faisais] un bond en avant, raconte Mme Jutras. Discuter avec les autres m’a fait découvrir de nouvelles façons de travailler, et cela m’a poussée à essayer de nouveaux logiciels, par exemple.»

Traducteurs, développeurs, professionnels du marketing ou de la communication, graphistes, entrepreneurs ou encore journalistes, les profils des aficionados du coworking sont très variés. Les liens noués avec les «collègues» sont autant d’occasions de développer un réseau ou de trouver de nouveaux contrats. Des collaborations peuvent également naître autour d’un projet commun.

Formules flexibles et variées
Les espaces de travail partagés existent sous différentes formes. Certains lieux, comme Caravan, sont des coopératives. L’organisation propose 10 places accessibles 24 heures sur 24 au tarif de 222$ par mois. À la Station C, également située dans le Mile-End, les abonnements vont de 60$ par mois pour trois jours de travail mensuellement à 300$ par mois pour un accès illimité à un bureau dédié, en passant par une formule à 175$ par mois pour trois journées de travail par semaine entre 9h30 et 17h30. Quant à la Halte 24-7, qui a ouvert ses portes sur le Plateau, elle offre des bureaux fermés et en aire ouverte à partir de 479$ par mois, mais aussi des bureaux virtuels pour 200$ par mois. Comme à la Station C, il est possible de louer un poste de travail à la journée pour un tarif qui varie de 25 à 30$.

Les lieux de coworking se distinguent les uns des autres en fonction de leurs tarifs, mais aussi selon le type de communauté qu’ils hébergent. Si la Halte 24-7 cible avant tout des gens d’affaires, le Plancher vise à rassembler des professionnels proches du secteur des arts et de la culture. Installé dans le théâtre de l’Usine C, l’espace de travail n’est ouvert qu’en dehors des heures de spectacle, c’est-à-dire en semaine jusqu’à 17h.

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