Getty Images/iStockphoto Tout le monde court tout le temps, mais ça fait parfois du bien de s’arrêter.

La vie va vite! Moi, pendant longtemps, j’ai cru que c’était normal. Lorsque j’osais en parler avec mon entourage, on me répondait que c’était ça, la vie, et que j’étais aussi bien de me résigner, car le moment de la retraite était maintenant fixé à 67 ans. On me disait que c’était là, et seulement là, que je pourrais me reposer et enfin profiter de la vie.

Malgré le fait que je regardais tout le monde autour de moi courir comme des hamsters dans leur roue, ma petite voix intérieure me disait bien qu’il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Après quoi court-on? Pourquoi attendre le moment de la retraite pour se réaliser, pour être heureux? Pourquoi avais-je l’impression de perdre ma vie à la gagner?

Je me disais que si le concept de retraite n’existait pas, ça obligerait les gens à choisir et à pratiquer un métier ou une profession dans lequel ils peuvent vraiment se réaliser. Tout le monde y gagnerait : les individus, les entreprises et notre société. Ça augmenterait la productivité et la satisfaction au travail.

Il est maintenant temps de se poser individuellement les bonnes questions. Suis-je à la bonne place? Quels sont mes talents? Quelles sont mes alternatives? Car la vie passe trop vite et aucun homme sur son lit de mort ne regrette son travail. Pour être réellement heureux au travail, il faut trouver le courage de se réaliser.

Le conférencier Eric Champagne vient de publier le livre Trouver votre équilibre au travail (Éditions Coach). Il a orienté sa pratique sur le thème de l’épanouissement au travail.

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