Métro Une fois son inspecteur choisi, le consommateur devrait être présent durant l’inspection.

La hausse marquée du prix des maisons au cours des cinq dernières années a entraîné une hausse significative du recours aux inspecteurs en bâtiment au Québec. Les Québécois ont vite réalisé qu’il vaut mieux savoir ce que l’on achète avant de signer.

Les acheteurs de maisons au Québec peuvent librement choisir de recourir aux services d’un inspecteur en bâtiment. Et selon Georges Ajram, qui exerce ce métier depuis huit ans dans la région de Montréal, encore plusieurs consommateurs préfèrent se fier à leur seul jugement. «Il y a pas mal de gens qui ne connaissent rien dans l’immobilier, surtout quand c’est une première maison, pointe-t-il. Et il y a des clients qui ont acheté plusieurs maisons, et qui croient alors qu’ils n’ont plus besoin d’inspecteur, mais l’inspection, c’est une sorte d’assurance sur ce type d’investissement.»

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) met justement les consommateurs en garde contre l’achat d’une maison sans qu’elle n’ait été inspectée, puisque aucune garantie de remboursement ni politique de retour n’est prévue si l’achat s’avère moins intéressant qu’il n’y paraissait.

Selon Martin Lantagne, inspecteur au sein de l’entreprise Inspection du Nord, l’augmentation du recours aux inspecteurs a fait un bond de 50 % à 90 % au cours des cinq dernières années en raison, dit-il, de la hausse des prix.

Si le consommateur est libre ou pas de retenir les services d’un inspecteur, il doit aussi se débrouiller pour savoir qui embaucher et évaluer ses compétences. Le consommateur peut tout d’abord exiger de voir le permis d’exercice de l’employé ou sa certification professionnelle. «Si les inspecteurs ne sont pas agréés, les gens n’ont aucun recours», précise Martin Lantagne.

Une fois son inspecteur choisi, le consommateur devrait être présent durant l’inspection. Si ce professionnel ne peut répondre à toutes les questions posées, il doit alors en avertir son client. Et s’il décèle des vices qui nécessitent une inspection plus poussée par d’autres professionnels, il doit aussi en faire état.

En plus de l’inspection visuelle, l’inspecteur doit remettre un rapport avec photos où seront analysés divers aspects du bâtiment, notamment l’isolation et la ventilation. L’inspection visuelle d’une maison coûte quelques centaines de dollars. Selon la SCHL, pour inspecter une maison de 1 800 à 2 200 pi², il faut normalement environ trois heures et débourser autour de 500 $.

Brochure
L’Association des inspecteurs en bâtiment du Québec a rédigé une brochure sur la norme de pratique professionnelle pour l’inspection de bâtiments.

Critères
Le site web de la Société canadienne d’hypothèques et de logement a aussi mis en ligne les critères pour l’embauche d’un inspecteur.

Aussi dans Maison :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!