MONTRÉAL – Les travailleurs qui hébergent des patients à domicile pourraient bientôt signer un premier contrat de travail négocié, a annoncé mercredi la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Un blitz de négociations entamé au retour des Fêtes et qui s’est bouclé à trois heures du matin dans la nuit de mardi à mercredi a abouti à la conclusion d’une entente de principe entre la fédération syndicale et le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Les quelque 700 membres de la FSSS-CSN qui accueillent jusqu’à neuf personnes dans les ressources intermédiaires de type familial doivent maintenant avaliser l’entente de principe, qui leur sera présentée mardi prochain par le comité de négociation.

L’entente de principe préconise une rétribution basée sur les services prodigués par les travailleurs – auparavant, le montant d’argent consenti par le ministère était tributaire du diagnostic de chaque patient ou encore d’ordres de la cour, a indiqué Jeff Begley, vice-président de la FSSS-CSN.

Une grille tarifaire de six échelons a donc été établie en fonction des soins et services offerts et non pas des individus qui sont accueillis à la ressource intermédiaire. Le traitement salarial suivra la grille en question.

«Je dirais que c’était un casse-tête autant pour le ministère que pour la partie syndicale, parce qu’on partait de situations pas loin d’individuelles et on tentait de trouver une façon de faire pour tout le monde», a relaté M. Begley, qui s’est par ailleurs réjoui de la façon dont les choses se sont déroulées à la table de négociations.

«On l’a dit à la table de négos et au sous-ministre: c’était une des négociations où on sentait qu’on partageait un certain nombre d’objectifs. Là où il y avait (divergence), il y avait au moins le respect. Nous avons la nette impression que le ministère était de bonne foi», a-t-il signalé.

Les ressources intermédiaires de type familial offrent des services aux adultes mais également aux enfants, en signant un contrat avec un établissement public.

Dans l’ensemble de la province, environ 10 000 travailleurs exploitent ce type d’établissement, selon la FSSS-CSN.

Il y un peu moins de deux semaines, lors du dépôt du budget, Québec avait clairement témoigné de son intention de privilégier les ressources intermédiaires pour les aînés. Le nombre de places y a été haussé de 4800 et passera de 7100, en 2011, à 11 900 en 2016.

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