Les adolescents qui développent des troubles de l’alimentation, comme l’anorexie et la boulimie, peuvent nuire gravement à leur santé à long terme, selon une étude dont les résultats ont été récemment publiés dans le Journal of the American Dietetic Association.

L’étude, étalée sur 10 ans, montre que ces troubles étaient communs parmi la population étudiée (2 287 jeu­nes adultes) et ne diminuaient pas avec le temps, affectant non seulement les adolescents, mais aussi les jeunes adultes. La statistique la plus alarmante indique l’augmen­tation des comportements de contrôle du poids avec l’âge. Par exemple, l’utilisation de pilules coupe-faim a plus que triplé durant ces 10 années, et plus de la moitié des participantes ont admis avoir suivi un régime au cours des 12 derniers mois.

«Les troubles de l’alimentation peuvent être plus ou moins importants, mais il faut toujours aller jusqu’au fond du problème si on souhaite vraiment le régler», indique la chercheuse de l’université du Minnesota Dianne Neumark-Sztainer. Le problème émerge souvent à la préadolescence, parce que les enfants sont nés dans une société où la minceur est valorisée.

«Grosso modo, un tiers s’en sortent, un autre tiers tentent d’y arriver et un tiers des patients ne guérissent pas de leurs troubles alimentai­res», constate la chercheuse, qui croit qu’une thérapie devrait absolument faire partie du processus de guérison. «La plupart des gens s’en sortent bien et plusieurs choisissent de travailler dans ce domaine, soit comme consul­tants ou comme chercheurs», conclut-elle.

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