De nombreux commentateurs politiques évoquent la fin du paradig­me définissant le monde politi­que québé­cois polarisé entre souverainis­tes et fé-déralistes avec la chute du Bloc québécois et la récente débâcle dans les sondages du Parti québécois.

De plus, dans ce contexte,  selon eux, l’ancien axe politique marqué par la lutte pour l’indépendance du Québec céderait la place à un nouvel axe dominé par la dichotomie gauche-droite, ventilé de toute velléité nationaliste.

Cependant, pour l’œil aguerri de l’expert en science politique, telle mouvance des plaques tectoniques des allégeances politiques dans la Belle Province ne s’opère point.

Que l’axe du débat politique se mute d’une dualité souverainisme-fédéralisme à une autre gauche-droite ne transforme en rien l’ADN de la politique québécoise, car la souveraineté a toujours été l’apanage des partis de gauche au Québec et le fédéralisme, ou encore «l’affirmation nationale», la position des partis de droite.

Intrinsèquement, la gauche défend philosophiquement l’émancipation des peuples – ne pas confon­dre avec nationa­lis­me chauvin se campant à droite – qui se veut le moyen de libération des nations opprimées contre leurs oppresseurs extranationaux.

Et la droite opte toujours pour le statu quo ou, pire, le retour en arrière.

Alors, que cet axe change de dénomination importe peu.

Il faut se remémorer l’histoire québécoise ainsi que les attributs des idéologies politiques pour réaliser que, même si les joueurs peuvent changer, le jeu demeure toujours le même.

– Jimmy St-Gelais, Saint-Jérôme

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