Les ventes dans les commerces de détail ont augmenté en 2011, par rapport à l’année précédente. Une bonne nouvelle pour les consommateurs? Pas forcement puisque c’est la hausse du prix de l’essence qui doperait les ventes.
Les ventes, en général, ont augmenté de 2,5% en 2011 selon le rapport 2011 du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). Une hausse plus faible que dans le reste du Canada, où le commerce de détail s’est élevé de 4%.
Pourtant, quand on exclut de ces chiffres ceux liés à l’automobile, l’alimentation et surtout l’essence, le constat est moins réjouissant: les résultats affichent une baisse de 0,7%.
Le pétrole serait devenu un catalyseur pour l’économie québécoise. Au cours de l’année passée, les prix affichés à la pompe ont progressé de 7,6% pour atteindre 1,35$ le litre. Les ventes s’en sont ressenties avec une hausse de 23,3%.
«Ce n’est pas le commerce qui a progressé, juste les prix», fait remarquer Gaston Lafleur, PDG du CQCD. Ni les commerçants, ni les consommateurs ne tirent donc profit de la situation actuelle.
Quant au secteur alimentaire, situation rare, il a connu une baisse des ventes l’an passé. Pour Jean-François Grenier, directeur de Recherche Marketing chez Altus, la fin de la période de récession de 2009-2010 est en partie responsable.
«Quand on sort d’une période difficile, on a davantage tendance à profiter des restaurants et à sortir de chez soi», souligne M. Grenier.
Par ailleurs, une partie de l’alimentation est aujourd’hui distribuée par d’autres détaillants, les pharmacies et les grandes surfaces par exemple.
Le CQCD se veut rassurant pour l’avenir. Selon leurs prévisions, les ventes devraient progresser de 2% à 2,2% cette année. Le revenu des consommateurs devrait augmenter légèrement, en même temps que l’inflation. L’emploi, lui, ne devrait pas fluctuer.