La Caisse de dépôt et placement (CDP) investit davantage dans les sables bitumineux que dans les entreprises québécoises. C’est ce qui ressort d’une étude publiée mardi par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC).
«La Caisse investit davantage dans les sables bitumineux que dans Hydro-Québec. […] la stratégie d’optimisation des rendements a mis le « bas de laine » des Québécois au service du développement des énergies fossiles dans l’Ouest canadien », ont déclaré Éric Pineault et François L’Italien, chargés de projet à l’IRÉC.
Selon l’IREC, cette politique est en contradiction avec les engagements du gouvernement du Québec en matière la lutte aux changements climatiques. «Cela retarde le virage de l’économie québécoise vers une économie axée sur le développement durable», indique André Laplante, de l’IRÉC.
De plus, selon l’IRÉC, la Caisse manque également à sa mission puisqu’il s’agit d’un détournement de l’épargne des Québécois vers l’extérieur alors que la caisse doit encourager le développement de l’économie locale, ajoute M. Laplante.