L’économie mondiale ne cesse d’évoluer, et tout se bouscule.
Au moment où j’écris ces lignes, les investisseurs commencent à peine à se remettre de la baisse vertigineuse du marché en 2008, l’Europe inquiète toujours autant les analystes, les États-Unis émergent à peine d’une récession qui a mis K.-O. de nombreuses institutions financières d’envergure mondiale, et les prophètes se divisent, comme toujours, en deux camps: celui des optimistes et celui des pessimistes.
Malgré cette série d’événements imprévisibles, le marché canadien et son indice SP/TSX composé a progressé de 35,1% en 2009, 17,6% en 2010 et de -8,7% en 2011, en date du 31 décembre. C’est plus de 49% de croissance, de quoi effacer la catastrophique année 2008 avec un léger surplus!
Selon les dernières études de la firme Dalbar, les investisseurs ont de la difficulté à obtenir des rendements qui dépassent 25% des rendements inscrits par les indices de référence, ce qui n’a malheureusement rien de bien nouveau.
Les investisseurs achètent et vendent au pire moment et ils multiplient les transactions coûteuses et inutiles.
Je n’ai rien d’un futurologue ou d’un prophète, mais je peux prédire une chose: peu importe votre stratégie de placement, si elle est bien planifiée et, surtout, si vous vous y tenez, vous en serez récompensé à long terme.
Voici trois conseils à mettre en pratique toute sa vie durant.
- Trouver une stratégie qui convient et la garder, et ce, peu importe les aléas du marché boursier. L’acquisition de FNB, de titres, ou de fonds mutuels a peu d’importance, mais la patience est une grande vertu dans le monde des placements.
- Personne ne peut prédire l’avenir. Le sachant, ne pas perdre son temps à en parler ou à y penser et se concentrer sur l’épargne.
- Le conseiller financier est un allié. Le monde des placements est de plus en plus complexe, tout comme ce que l’on retrouve en 2011 sous le capot d’une automobile. Certains continuent à s’y retrouver, mais la tâche est de plus en plus ardue. Les conseils d’un spécialiste sont irremplaçables et sont utiles dans les moments d’euphorie comme de déprime. Pourquoi s’en passer? Ils demeurent le meilleur investissement possible.
Michel Marcoux et l’auteur du livre Investir en 2012 (Éditions Transcontinental).