Trop peu d’informations sur la planification financière et les cartes de crédit sont transmises aux jeunes âgés de moins de 21 ans, avance la consultante budgétaire et porte-parole de la campagne de sensibilisation au crédit et à l’endettement Dans la marge jusqu’au cou, Michèle Goyette. Résultat : leur endettement ne fait qu’augmenter au fil des ans. «Il n’y a plus de cours d’éducation économique dans les écoles, a déploré Mme Goyette en entrevue à Métro. Parfois, ce sont les institutions financières qui fournissent des informations aux jeunes, mais elles ont des intérêts.»
Des parents ne seraient pas non plus des sources crédibles. Certains utiliseraient leur carte de crédit de façon indisciplinée, selon la consultante budgétaire. «L’endettement est ainsi banalisé, dit-elle. La carte de crédit est vue comme utile et nécessaire, ce qui fait que les gens sont trop tentés de l’utiliser.»
Aucune statistique précise n’a été publiée récemment sur le niveau d’endettement des jeunes. Michèle Goyette voit toutefois de plus en plus de jeunes se présenter à son bureau pour lui demander des conseils financiers. En 2009, le Bureau du surintendant des faillites a rapporté que les Canadiens étaient endettés à 145% de leur revenu annuel disponible et que de 1987 à 2005, le nombre de faillites a doublé chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans.
La Coalition des associations de consommateurs du Québec demande que la publicité sur le crédit soit interdite auprès des jeunes de mois de 18 ans.