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Le monde des affaires appelle au changement

À la suite d’une vaste réflexion sur l’avenir du Québec, le monde des affaires propose d’engager une nouvelle révolution afin que la Belle Province sorte de son immobilisme et résolve ses problèmes économiques. «On s’enlise dans notre confort actuel», a affirmé lundi Marcel Côté, associé fondateur de Secor. Il présentait le rapport des conclusions tirées après l’événement Focus stratégique du Québec 2010, organisé en avril dernier par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

L’endettement public excessif, la faible productivité au travail et le taux d’épargne très bas des contribuables sont quelques-uns des indicateurs qui font dire aux gens d’affaires que le Québec fait fausse route et que des changements sont nécessaires. «Il faut voir le changement de façon positive, a insisté le président de la CCMM, Michel Leblanc. Il faut arrêter d’avoir peur. Actuellement, on est une société qui est assez effrayée par le changement.» Les gens d’affaires ont défini cinq enjeux prioritaires qui méritent une attention particulière du gouvernement.

Les enjeux prioritaires

L’éducation est le premier enjeu dont le gouvernement du Québec devrait s’occuper, et il doit en faire une priorité nationale, selon Marcel Côté, associé fondateur de Secor. «On s’est empêtré dans des querelles pédagogiques», dit-il. Objectif : réduire le décrochage scolaire à 5% d’ici 2020.

Pas moins de 40 000 immigrants atterrissent chaque année au Québec. Il faut mieux les intégrer, ont insisté les gens d’affaires. «On va du même coup améliorer le climat social», a souligné le président de la CCMM, Michel Leblanc.

Au 31 mars dernier, les Québécois étaient endettés de 181 G$, ce qui représente 60 % de la richesse nationale. Il faut ajouter à cela la dette fédérale, qui se chiffre à 20 000 $ par habitant. Ce taux d’endettement public est le plus élevé en Amérique du Nord.

Une nouvelle politique énergétique et environnementale intégrée est nécessaire, selon les gens d’affaires, afin de réduire la dépendance au pétrole.

Le gouvernement doit se concentrer sur son rôle législatif et confier la livraison de services publics «à des opérateurs qualifiés, publics ou privés», revendiquent les gens d’affaires. Ils veulent ainsi faire en sorte que les services publics soient plus flexibles et de meilleure qualité.

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