Le fondateur de l’organisme SOS Itinérance, Alexandre Paradis, a été condamné lundi à 240 heures de travaux communautaires pour harcèlement criminel.
M. Paradis avait plaidé coupable en décembre à un chef d’accusation de harcèlement criminel. Il avait alors convenu avoir «émis des commentaires à caractère sexuel déplacés» envers une intervenante du milieu communautaire dans le parc Émilie-Gamelin en 2016. Ces remarques ont été lancés pendant plusieurs semaines.
D’après la victime, il s’agissait de «blagues de viol très graphiques» à son endroit.
En plus de devoir réaliser des travaux communautaires au cours de la prochaine année, Alexandre Paradis devra respecter plusieurs conditions pendant trois ans, dont celles de ne pas communiquer avec la victime ou l’approcher à moins de 25 mètres. Il devra se rapporter à un agent de probation et poursuivre une thérapie auprès d’une travailleuse sociale.
En février, le fondateur de SOS Itinérance avait déclaré à Métro que les faits reprochés n’étaient «rien de grave» et avait évoqué une «mésentente professionnelle».
La victime avait pour sa part indiqué à Métro avoir dû quitter son emploi, car elle ne sentait plus en sécurité.
Alexandre Paradis, via son organisme SOS Itinérance, offre des repas à des personnes dans la rue. Il opère également une halte-chaleur dans le quartier Hochelaga. Il a réclamé à plusieurs reprises des fonds de la Ville de Montréal pour l’aider dans sa mission.
