Montréal

Le travail hybride populaire au centre-ville de Montréal

Le centre-ville de Montréal

Le centre-ville de Montréal

Si la grande majorité des travailleurs est de retour au bureau, rares sont ceux qui s’y présentent tous les jours au centre-ville de Montréal. Généralement, les entreprises permettent à leurs employés de travailler partiellement à la maison, et au bureau, en adoptant le mode de travail hybride.

C’est ce qui ressort d’un coup de sonde mené par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Au centre-ville, 81% des travailleurs se rendent au moins une fois au bureau par semaine. Il s’agit d’une proportion astronomique, comparativement au taux de 47% observé un an plus tôt.

Par contre, seulement 28% des employés se rendent au centre-ville chaque jour. La plupart vont au bureau d’une à trois fois par semaine (63%), et quelques-uns quatre fois par semaine (9%).

Difficile de prévoir si cet appel au mode de travail hybride perdurera, selon la (CCMM). «Ne pensez pas que nous avons atteint un point d’équilibre, prévient le président de la CCMM, Michel Leblanc, lors d’une conférence de presse tenue mercredi. On est dans une trajectoire, et il est trop tôt pour dire si cette tendance se stabilisera.»

Près de la moitié des entreprises (46%) exigent que leurs employés se présentent au bureau au moins une fois par semaine. Une proportion similaire d’employeurs (44%) laissent entièrement le choix à leur équipe entre le télétravail complet et la présence au bureau. C’est donc dire que plusieurs employés se présentent au bureau volontairement.

Ce mode hybride risque toutefois de perdurer. Parmi les employeurs qui exigent une certaine présence au bureau, seulement 4% envisagent d’imposer une présence à temps plein sur place.

Le métro reprend ses lettres de noblesse

Petit à petit, les utilisateurs retrouvent les transports en commun. Parmi les travailleurs qui se rendent au centre-ville, 46% indiquent utiliser le métro parmi leurs moyens de transport habituels. Il s’agit d’une augmentation de 6% comparativement au dernier trimestre.

Ces indicateurs sont toutefois largement inférieurs à ceux observés avant la pandémie. Les sociétés de transport doivent faire un exercice sérieux de communication, somme Michel Leblanc.

On nous dit souvent que les transports en commun ne sont pas un lieu de contagion, et c’est peut-être quelque chose qu’il faudrait mettre en évidence.

Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Les sociétés de transport devront s’adapter, constate la CCMM. L’achalandage au centre-ville semble varier en fonction des jours. Peu de travailleurs s’y rendent le lundi (38%) et encore moins le vendredi (22%).

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