Mobilité

STM: retour lentement mais sûrement à l’achalandage pré-pandémique

Une main tient une carte opus devant un tourniquet du métro de la STM
Photo: Photcal.com

Le transport en commun retrouve peu à peu sa popularité d’avant la pandémie. En mars et en avril, la Société de transport de Montréal (STM) a enregistré un achalandage totalisant plus de 60% des niveaux pré-pandémiques. Ce qui n’a pas été vu depuis le premier confinement.

Durement affectée par la pandémie, la STM espère pouvoir retrouver 75% à 85% de son achalandage de 2019 d’ici l’automne. Les derniers chiffres, obtenus par Métro, montrent qu’elle est sur la bonne voie. Pour le mois d’avril 2022, l’achalandage du métro montréalais s’élevait à 58% des niveaux historiques. Il était de 65% pour les déplacements en bus. L’achalandage total sur le réseau de la STM se situait quant à lui à 60% des niveaux pré-pandémiques.

Les chiffres étaient encore meilleurs en mars. Le métro a atteint 59% et le bus 68%, pour un total de 62% sur l’ensemble du réseau. Les chiffres pour mai et juin n’ont pas encore été officialisés.

C’est une excellente nouvelle de voir les clients revenir vers le transport collectif, alors que c’est une solution éprouvée et essentielle dans la lutte aux changements climatiques.

Philippe Déry, conseiller corporatif à la STM

À pareille date l’an dernier, les entrants n’avaient jamais dépassé 35% des niveaux pré-pandémiques selon les chiffres fournis par la STM. À noter que le Québec était alors sous le joug du premier couvre-feu. Ce qui n’était pas le cas ce printemps, même si la province traversait le plus fort de la sixième vague. À l’automne 2021, lors du dernier coup de sonde de Métro, l’achalandage avait atteint 55%.

Même si de nombreux voyageurs boudent encore les transports en commun, la STM a bon espoir d’atteindre les objectifs qu’elle s’était donnés pour l’automne 2022.

La STM a enregistré son plus faible taux d’achalandage en avril 2020. Il était de 14% sur l’ensemble du réseau. Le réseau de bus était légèrement moins touché avec 20% d’achalandage. Le métro enregistrait quant à lui 9% d’achalandage pré-pandémique.

Vers un retour à 100%?

Le retour des voyageurs a été favorisé notamment par la levée de nombreuses restrictions sanitaires. Mais la pandémie a redessiné les déplacements de nombreux travailleurs. Entre le télétravail et le développement des services en visioconférence, pourra-t-on revoir la «classe sardine» s’entasser à nouveau dans les transports en commun?

L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) prévoit un retour à la normale de l’achalandage. Mais sur un horizon de plusieurs années.

«Selon l’ARTM, une baisse durable de 15% de l’achalandage, par rapport aux niveaux de 2019, est à prévoir pour quelques années. Notamment en raison de la nouvelle réalité du marché du travail, comme le télétravail», explique Philippe Déry.

Récemment, la Ville de Montréal a annoncé la gratuité du métro les fins de semaine pour sept stations du centre-ville. La STM dit accueillir «très favorablement» cette mesure.

«L’achalandage estimé pour cet été aux sept stations ciblées du centre-ville est d’environ 136 000 entrants par fin de semaine. Notre expérience lors d’autres journées de gratuité tend à démontrer que cette mesure a un certain effet favorable sur l’achalandage», explique la STM.

En mars dernier, la STM a lancé une campagne afin de se «reconnecter» avec la clientèle et ainsi augmenter l’achalandage dans son réseau.

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