Québec solidaire s’inquiète de la santé des riverains du dépotoir de Lachenaie et demande un moratoire de deux ans concernant tout agrandissement.
«Ça laissera un délai raisonnable à Montréal pour avancer dans ses programmes de réduction des déchets à la source», a déclaré, hier Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire.
Actuellement, 48 % des déchets de Montréal sont enfouis à Lachenaie cela représente 40 000 voyages de camions par an aux abords du site. La décharge de Lachenaie est pleine et a soumis au ministère de l’Environnement un vaste plan d’agrandissement.
Car la situation n’est pas prête de changer. Le Grand-Montréal ne récupérera que 15 % de ses déchets de table à la fin de l’année alors que l’objectif fixé par Québec est de 60 %.
Dans son Plan de gestion des matières résiduelles présenté cette année, la Ville indique qu’elle n’atteindra l’objectif qu’en 2018. Ce que déplore Amir Khadir. «Québec a un plan national, mais il n’y a pas de budget dédié pour les municipalités et surtout pas de contraintes pour qu’elles atteignent les objectifs», ajoute-t-il.
Le Dr Amir Khadir est lui-même microbiologiste et infectiologiste à l’hôpital de Lachenaie. «Dans la région, le taux de morbidité est de 25 % supérieur à la moyenne québécoise. Même si on ne peut pas prouver hors de tout doute que c’est dû au dépotoir, il faudrait au moins appliquer le principe de prudence», conclut-il.
Le ministère de l’Environnement ne s’est pas encore prononcé à la suite du rapport du BAPE qui rejette le plan d’agrandissement, mais approuve la poursuite des activités jusqu’en 2012.