La Ville de Montréal a déjà une quinzaine de projets en poche pour utiliser l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer la gestion municipale. Des tests sont présentement en cours pour le traitement des actes notariés.
En campagne électorale, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a promis d’utiliser l’IA à divers niveaux. Elle souhaite notamment accélérer la vitesse de livraison des permis pour les projets résidentiels «de plein droit». C’est-à-dire les projets où la Ville n’a pas le pouvoir d’intervenir pour empêcher le projet ou demander des modifications.
«L’IA va devenir une culture, un moteur de transformation de la ville», a dit Alexandre Teodoresco, responsable de l’optimisation, de la performance municipale et de l’innovation au comité exécutif, devant la Commission des finances et de l’administration lors de l’étude du budget 2026 vendredi.
135 propositions
Le directeur du service des technologies de l’information, Richard Grenier, était aussi présent devant la Commission vendredi. Il a souligné que la nouvelle administration a déjà pris des pas en ce sens.
Selon M. Grenier, dès novembre le service a demandé aux arrondissements de lui soumettre des projets susceptibles de pouvoir utiliser l’intelligence artificielle. Ceux-ci ont soumis pas moins de 135 projets.
De ce nombre, environ la moitié serait réalisable dans une première phase d’intégration de l’IA dans les services municipaux. Une quinzaine de solutions informatiques ont déjà été ciblés.
À titre d’exemple, M. Grenier indique que l’IA a été utilisé avec succès pour le traitement automatisé des actes notariés.
«En ce moment, il y a une équipe de huit personnes qui s’occupe de ça. L’IA a un taux de réussite de plus de 96%. Ça vous donne une idée de l’efficience qu’on peut gagner», a-t-il dit.
La Ville n’a pas précisé quels étaient les 14 autres projets utilisant l’IA.
