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Montréal

Racisme au SPVM – Le PLQ réclame une enquête indépendante

Jennifer Maccarone, députée de Westmount-Saint-Louis et porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique

Jennifer Maccarone

Le Parti libéral du Québec (PLQ) réclame une enquête indépendante de la Sûreté du Québec (SQ) pour faire la lumière sur les gestes à caractère raciste qui auraient été commis par des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

La demande a été formulée lundi par Jennifer Maccarone, députée de Westmount-Saint-Louis et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, ainsi que par Madwa-Nika Cadet, députée de Bourassa-Sauvé et porte-parole en matière de lutte contre le racisme.

Pour l’opposition officielle, il est impératif qu’un corps de police externe prenne en charge le dossier. Permettre au SPVM d’enquêter sur ses propres membres dans un contexte aussi sensible ne répondrait pas, selon les élues, aux exigences de transparence et d’indépendance attendues par la population.

«Pour des raisons évidentes de transparence et d’indépendance, il serait plus approprié que le SPVM n’enquête pas sur lui-même dans ce dossier. C’est pourquoi je demande au ministre de la Sécurité intérieure de mandater la Sûreté du Québec. Il faut faire la lumière sur ces événements avec objectivité afin de rassurer les citoyens et de maintenir la confiance envers nos forces de l’ordre», a déclaré Jennifer Maccarone.

Vendredi, le SPVM a démantelé une équipe de patrouilleurs et suspendu deux policiers à la suite d’une enquête de son Service des affaires internes. D’autres policiers auraient dénoncé les comportements racistes de ces patrouilleurs, qui auraient visé de façon discriminatoire des personnes noires et arabes.

La députée Madwa-Nika Cadet insiste sur la nécessité de traiter ces allégations avec la plus grande rigueur. «Toute allégation de gestes à caractère raciste doit être prise au sérieux et traitée avec la plus grande rigueur. La population a besoin d’avoir l’assurance qu’une enquête véritablement indépendante et impartiale sera menée. C’est une condition essentielle pour démontrer notre intransigeance face au racisme et pour s’assurer que l’ensemble des citoyens se sentent respectés et en sécurité», a-t-elle affirmé.

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) peut aussi lancer des enquêtes sur des policiers. Le BEI est toutefois impliqué seulement lorsqu’un événement mène à un décès ou à des blessures graves.

Caméras corporelles et enquête interne

Dimanche, la mairesse de Montréal-Nord, Christine Black, a invité la population à participer activement à l’enquête du SPVM. Le corps policier a invité la population à dénoncer tout acte de racisme à son service des normes professionnelles.

«Si vous avez été victimes ou témoins de profilage, de discrimination ou de comportements racistes de la part de nos policiers, je vous encourage à vous manifester auprès des autorités», a-t-elle dit en point de presse dimanche.

La veille, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a rappelé son engagement de doter les policiers du SPVM de caméras corporelles.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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