Le nombre de morts sur les routes de Montréal a diminué l’an dernier, selon le Bilan routier 2025 publié mardi par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Les blessures graves sont toutefois en augmentation.
En 2025, 31 personnes ont perdu la vie sur les routes de la région de Montréal, ce qui représente une baisse de 7,7 % par rapport à la moyenne enregistrée entre 2020 et 2024. Cette tendance va à contre-courant du bilan provincial, qui affiche pour sa part une légère hausse de 0,7 % des décès sur la même période de référence.
Cependant, le portrait est moins encourageant du côté des blessures graves. Montréal a enregistré 188 personnes blessées gravement en 2025, soit une hausse de 9,0% par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. À l’échelle de la province, la hausse est plutôt de 3,1%. Au total, 6181 personnes ont été accidentées sur le territoire montréalais, une augmentation de 6,7% par rapport à la moyenne (+8,7% pour l’ensemble du Québec).
«Chaque vie perdue sur les routes du Québec est une tragédie de trop. La sécurité routière est la responsabilité de tous», a déclaré Benoit Charette, ministre des Transports et de la Mobilité durable.
«Il y a un mort par jour sur les routes du Québec. Un mort est toujours un mort de trop. Derrière ces données se cachent des vies perdues et des familles marquées à jamais», ajoute Serge Lamontagne, président-directeur général de la SAAQ.
Toujours sous les niveaux prépandémiques
À l’échelle du Québec, 371 personnes ont été tuées sur les routes en 2025, soit 8 de moins qu’en 2024. Le taux de décès par 100 000 habitants s’établit à 4,1, en légère diminution par rapport au taux de 4,2 enregistré l’année précédente. Le Québec se classe généralement au deuxième rang au pays pour ce taux, derrière l’Ontario.
Malgré cette amélioration, le nombre total de personnes accidentées a grimpé à 30 018 à l’échelle provinciale, soit 1 625 de plus qu’en 2024. Les blessures légères ont également augmenté, avec 28 365 cas recensés, comparativement à 26 733 en 2024.
Globalement, ces chiffres demeurent en-deçà des niveaux prépandémiques. Entre 2014 et 2019, la province enregistrait entre 35 000 et 38 000 personnes accidentées par année, et 1300 à 1600 blessures graves. Seul le nombre de décès est plus élevé (333 décès en 2019).
Parmi les groupes les plus touchés à l’échelle provinciale, on note une hausse du nombre de personnes décédées ou accidentées chez les 75 ans et plus, chez les jeunes de 15 à 24 ans, ainsi que dans les collisions impliquant un véhicule lourd. Les piétons ont également vu leur nombre d’accidentés augmenter, tandis que les motocyclistes ont enregistré une baisse.
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