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Montréal

Vélo Québec milite en faveur du vélo quatre saisons à Montréal

La saison de BIXI et des pistes cyclables prend officiellement fin mardi, à Montréal. Vélo Québec a profité de l’occasion pour réaffirmer son parti pris pour le vélo quatre saisons dans la métropole.

L’état du vélo au Québec 2010 a révélé que 2140 passages avaient été enregistrés sur la piste cyclable de la rue Brébeuf le 15 novembre 2010, dernier jour de la saison du réseau cyclable montréalais.

De plus, entre le 15 novembre 2009 et le 31 mars 2010, alors que la saison de vélo était officiellement close dans la métropole, plus de 100 000 passages de cyclistes ont été enregistrés sur le boulevard Maisonneuve à l’intersection de la rue Peel.

«La Ville ferme-t-elle le réseau cyclable à l’automne parce que les citoyens arrêtent de faire du vélo ou est-ce les cyclistes qui choisissent de remiser leur bicyclette lorsqu’on ferme une importante partie du réseau, s’est questionnée Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec. Le réseau cyclable montréalais ouvre officiellement du 1er avril au 15 novembre, c’est-à-dire sept mois et demi par année. Mais à Montréal cette période peut facilement s’étendre sur neuf ou dix mois.»

Mis en place en 2007, le réseau blanc compte 30 km. Puisque les bandes cyclables et les chaussées désignées sont automatiquement déblayées lors des opérations de déneigement, il ne manquerait que 14 km de pistes cyclables en site propre à déneiger pour compléter le réseau blanc, selon Vélo Québec. Cette opération a toutefois était négligée au cours des dernières années, a souligné l’organisme.

Vélo Québec a appelé la Ville à revoir ses normes de déneigement des pistes cyclables pour rendre accessible à l’année davantage de kilomètres.

La Ville de Montréal a de son côté rappelé que le déneigement est l’affaire des 19 arrondissements et qu’il est fait selon des priorités établies, qui comprennent notamment les trottoirs, les zones situées près des écoles et des hôpitaux et les voies réservées au transport en commun.

«La Ville de Montréal a la volonté de développer et d’entretenir le réseau blanc, mais elle n’a pas le pouvoir de contraindre les arrondissements à le faire», a expliqué la porte-parole de la Ville, Ève Carle.

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