Montréal

Mises à pied chez BIXI

Le président-directeur général de BIXI, Michel Philibert, ainsi que onze employés de la Société de vélo en libre-service (SVLS) ont été mis à pied, lundi.

Ces départs représentent des «mesures d’austérité» du plan de restructuration que la SVLS est en train d’élaborer, a-t-elle annoncé lundi par communiqué.

Deux postes au sein de l’organisation ont été abolis, dont celui du PDG. Pour les autres, les mises à pied sont temporaires. Les employés pourraient un jour ou l’autre être rappelés.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, s’est fait rassurant en ce qui concerne la prochaine saison de BIXI. «J’ai déjà dit que j’allais sauver la saison 2014, a-t-il déclaré. Dans les prochaines semaines, j’aurai à faire des annonces sur l’avenir de BIXI Montréal.»

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a demandé au maire Coderre de nommer rapidement un élu montréalais sur le conseil d’administration de BIXI pour que la Ville en sache plus sur la gestion de l’organisation.

La SVLS a été mise sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 20 janvier, à la demande de la Ville de Montréal. BIXI n’était plus en mesure de rembourser ses dettes évaluées à quelque 50M$.

Montréal lui a, entre autres, accordé un prêt de 37M$ en 2011 ainsi qu’une garantie de prêt de 11M$. Le solde du prêt s’élève aujourd’hui à 31,6M$ et près de 6,4M$ ont été engagés en crédit.

Une semaine après que BIXI ait été protégée de ses créanciers, il a été dévoilé que les employés avaient reçu au mois de décembre des primes. Pas moins de 223 000$ ont été partagés parmi les employés. Le PDG, Michel Philibert, avait obtenu à lui seul 14 900$.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, avait qualifié ces primes «d’inacceptables» alors que le leader de Projet Montréal, Marc-André Gadoury, les avait considérées comme de la «fraude».

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