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Projet Montréal dit non à l’héliport

L’implantation d’un héliport à Verdun ne fait pas l’unanimité. Les élus de Projet Montréal dénoncent ce projet qui aurait été fait en catimini.

L’arrondissement souhaite autoriser la construction d’un héliport certifié et d’un centre de formation avec simulateurs pour pilotes professionnels sur le terrain de l’ancien dépôt à neige situé derrière l’école secondaire Monseigneur-Richard. Des tests de bruit ont débuté vendredi matin et seront menés tout le week-end du Grand Prix de F1.

Les trois élus de l’opposition ont appris la nouvelle mardi soir au conseil d’arrondissement. «Ça soulève de l’inquiétude et on se questionne sur la pertinence de même évaluer un tel projet à Verdun», explique la conseillère, Marie-Andrée Mauger.

Projet Montréal laisse entendre que l’héliport servira à satisfaire le maire de Montréal, Denis Coderre et qu’il n’apportera rien aux Verdunois, tout en les privant de quiétude, autant à L’Île-des-Sœurs que sur la terre ferme.

Le maire Jean-François Parenteau soutient de son côté que l’héliport limiterait les déplacements au-dessus des maisons.

Emplacement

Le site choisi poserait problème selon les élus de l’opposition, notamment en raison du bruit. «Nous nous battons depuis des années pour qu’il y ait une plage à Verdun, et là, il y aurait cet héliport à moins d’un kilomètre. Ce n’est pas sensé», déplore Luc Gagnon, conseiller à Verdun.

De son côté, le conseiller Sterling Downey soulève la possibilité d’utiliser d’autres terrains vacants ailleurs à Montréal situés dans des zones industrielles, plus appropriés selon lui pour un tel projet.

Il dénonce également l’utilisation de 3500$ de fonds publics déboursés par l’arrondissement pour mener des tests de bruit indépendants de ceux de Héliport Montréal centre-ville, la compagnie privée à qui appartiendra les installations.

Retombées

L’opposition doute d’un quelconque apport économique pour Verdun. «Ça m’étonnerait que quelqu’un se rende en hélicoptère au Sweet Lee’s sur Wellington pour manger», ajoute M. Downey.

Les élus de Projet Montréal jugent en outre que plusieurs grandes villes n’ont pas d’héliport et qu’elles s’en sortent très bien. «On devrait peut-être s’occuper du problème des embouteillages avant de s’occuper de survoler ces mêmes embouteillages», note Mme Mauger.

Le projet soulève également des questions environnementales selon elle. «Un hélicoptère est 40 fois plus polluant qu’une voiture.»

Projet Montréal, conscient toutefois de l’importance du transport médical, continuera de suivre l’évolution du dossier avec intérêt.

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