Douze jeunes qui n’avaient pas 18 ans lors du référendum de 1995 se prononcent sur la question de l’indépendance du Québec dans J’aurais voté oui, mais j’étais trop petit. Après la présentation d’un spectacle de discours en novembre 2010, l’équipe a eu l’idée de publier leurs textes. Métro s’est entretenu avec une des auteurs du livre, Catherine Dorion.
Qu’est-ce que le livre J’aurais voté oui, mais j’étais trop petit?
En novembre dernier, nous avons fait un spectacle de discours au Théâtre Plaza avec des artistes. On a donné la parole à des jeunes qui sont allumés. Ils ont écrit des discours originaux et actuels sur la souveraineté du Québec. Par la suite, une maison d’édition s’est intéressée à nous et a décidé de publier nos textes dans un seul livre. C’est l’aboutissement de notre projet.
Parlez-nous de votre texte.
Mon discours porte sur des gens qui sont gênés de traiter de souveraineté, ceux qui trouvent que c’est démodé et qui l’intériorisent. Il s’adresse à la population qui trouve ça laid de dire qu’elle est souverainiste.
Quelle est la pertinence d’un livre comme celui-ci?
Pour mettre en scène une génération dont on n’entend pas parler. On n’a peut-être pas vécu le référendum, mais on a le droit de s’exprimer au micro. C’est également le temps de relancer le débat, il ne se passe rien. Je pense qu’en partant une vague, ça ne peut qu’aller mieux pour l’indépendance du Québec.
Avez-vous toujours espoir de pouvoir participer à un référendum sur la souveraineté dans votre vie?
Oui. Je suis certaine qu’il y en aura un prochainement. Cependant, il faut que les gens soient mobilisés, pas dépassés.
Quels sont les projets à venir pour l’équipe de J’aurais voté oui, mais j’étais trop petit?
Il y aura deux lancements pour le livre, à Québec le 13 mai et à Montréal le 22 mai. À Québec, il y aura plusieurs acteurs connus du mouvement, ce sera le temps d’aller chercher des appuis de la population. À Montréal, le lancement aura lieu en même temps que la Fête nationale des Patriotes. Le spectacle sera plus artistique que celui de Québec, il y aura des discours et de la musique. Un gros party.