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Retour des profits pour les compagnies aériennes?

L’industrie aérienne serait-elle sur le point de sortir de la crise dans laquelle la récession mondiale l’a plongée? C’est en tout cas ce qu’estime l’Association du transport aérien international (IATA), qui prévoit un retour à la rentabilité en 2010. L’Association canadienne du transport aérien (ATAC) juge toutefois que ce vent d’optimisme est prématuré.

Selon les plus récentes évaluations de l’IATA, publiées lundi, les compagnies aériennes devraient engranger des profits globaux de 2,5 G$US en 2010. Ces prévisions représentent un progrès important par rapport aux évaluations précédentes, qui anticipaient des pertes de 2,8 G$US.

«L’économie mondiale se remet de la crise financière beaucoup plus rapidement que prévu, a indiqué par voie de communiqué Giovanni Bisignani, directeur général et chef de la direction de l’IATA. Les compagnies aériennes bénéficient d’une forte reprise du trafic, ce qui ramène l’industrie à la rentabilité.»

Le président directeur général de l’ATAC, John McKenna, s’est montré prudent face aux évaluations de l’IATA. Tout en rappelant que l’association internationale avait tendance à réviser régulièrement ses chiffres, il a indiqué que les prévisions actuelles ne permettent pas de conclure à une solide reprise du marché de l’aviation.

«La reprise dont parle l’IATA est très fragile, a-t-il expliqué. Dès qu’il se passera quelque chose, ça va basculer. En Amérique du Nord, on parle de profits de 1,9 G$US. Il ne suffirait que d’une hausse du prix du carburant de 10 % pour que les compagnies aériennes soient à nouveau dans le rouge.»

M. McKenna croit que l’industrie aérienne canadienne demeurera en phase de reconstruction pour l’année à venir. Un retour à la rentabilité et à la stabilité n’est pas envisagé avant 2011.

Vision de l’aviation pour 2050
L’Association du transport aérien international (IATA) a dévoilé lundi sa vision de l’aviation pour 2050.Selon les souhaits de son directeur général et chef de la direction, Giovanni Bisignani, l’industrie aérienne devrait être sur le point d’avoir éliminé complètement les accidents.

Des profits de 100 G$US sont également envisagés, grâce à des revenus d’un billion. En terme de développement durable, l’IATA espère que les transporteurs aériens seront passés aux biocarburants. Un tel changement pourrait réduire le bilan carbone de l’industrie de 80 %. Des essais sur des biocarburants ont déjà été réalisés et une certification pourrait être octroyée d’ici un an.

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