Les étudiants ont commencé à se prononcer lundi sur l’entente de principe conclue entre Québec et les fédérations étudiantes. Plusieurs établissements l’ont rejetée et ont voté en faveur de la poursuite de la grève. Le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, n’est pas étonné de ces refus, mais se dit surpris de constater l’ampleur de la mobilisation. Il se doutait déjà samedi que l’entente pouvait être jugée insatisfaisante par plusieurs étudiants, puisqu’elle n’abordait pas de front la question des droits de scolarité.
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La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) n’est pas surprise elle non plus. «Le gouvernement est encore parti dans une logique de confrontation directe, ce qui ne pouvait que mal tourner. Effectivement, les étudiants se sentent floués», a déclaré Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.
Mme Desjardins ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’a pas laissé les associations voter avant de se déclarer «gagnant» en interprétant à son avantage le contenu de l’entente. «Ce n’est pas un message à envoyer en cours de négociations», a-t-elle dit. «Ce qui circule sur les réseaux sociaux, c’est que tous les étudiants rejettent l’offre.
Ça crée un effet boule de neige. Et ça, c’est très dur à arrêter», a indiqué Mme Desjardins. «Il faut rester prudents, car la majorité des votes sont encore à venir. Mais on ne peut pas nier qu’une tendance se dessine», a précisé Gabriel Nadeau-Dubois.
