Le Bloc québécois (BQ) entend miser sur des arguments économiques pour convaincre les Québécois de l’importance de faire l’indépendance.
Un nouveau tract publié par le parti et intitulé «L’indépendance c’est payant» cherche entre autres à étaler les avantages économiques d’accéder à l’indépendance. Le prospectus vise aussi à déboulonner certains «mythes» entourant les dangers économiques de la souveraineté, selon le BQ.
La députée de Vachon pour le Parti québécois, Martine Ouellet, était au point de presse du BQ, dimanche matin, en guise de soutien à sa démarche.
«Souvent, on se fait demander: “Est-ce que le Québec est assez riche pour faire l’indépendance?” Certainement qu’il l’est», a avancé Mme Ouellet, en mentionnant qu’un Québec indépendant serait en 27e position à l’échelle mondiale en matière de Produit intérieur brut (PIB) par habitant, tout juste derrière la Grande-Bretagne et devant la Nouvelle-Zélande.
«Je n’ai jamais entendu personne sur la planète dire que la Grande-Bretagne n’était pas assez riche pour être indépendante», a-t-elle plaidé.
Le président du BQ, Mario Beaulieu, a expliqué que le parti avait analysé des commentaires d’électeurs pour raffiner sa stratégie. «Dans notre porte à porte, tout le long de l’élection, c’est revenu souvent. Les gens disent: “Vous n’avez pas assez expliqué ce qui va se passer économiquement les impacts de l’indépendance”, a-t-il illustré. On n’a pas eu l’impression d’avoir un portrait clair de ce qu’est le projet indépendantiste.»
Le parti fédéral, qui a obtenu 10 sièges lors des élections d’octobre, ira à la rencontre de la population pour faire valoir ses idées. Des équipes étaient d’ailleurs sur le terrain dimanche pour faire du porte à porte, selon le parti.
«Nous allons faire la promotion de l’indépendance avant, pendant et après les prochaines élections», a déclaré M. Beaulieu. Il a indiqué que cette campagne d’information serait en place au moins jusqu’aux prochaines élections provinciales, en 2018.
«L’indépendance, ce n’est pas un projet qui est mort, c’est un projet qui est vivant et qu’on va réaliser de notre vivant», a laissé tomber Rhéal Fortin, chef intérimaire du BQ.
