Montréal
18:16 28 novembre 2020 | mise à jour le: 28 novembre 2020 à 18:37 temps de lecture: 3 minutes

Déclin du français: manifestation devant l’hôtel de ville de Montréal

Déclin du français: manifestation devant l’hôtel de ville de Montréal
Photo: Léo Leclerc/MJCUne manifestation contre le déclin du français à Montréal.

Samedi, environ 400 personnes, dont la plupart étaient des jeunes, se sont réunies devant l’hôtel de ville de Montréal pour se prononcer contre le déclin du français au Québec, mais surtout dans la ville. La manifestation a débuté aux alentours de 13h. L’estimation du nombre de participants a été fournie par les organisateurs.

Le Mouvement des jeunes souverainistes (MJS), dont les militants sont en moyenne âgés de 18 à 25 ans, a organisé l’événement en collaboration avec Accent Montréal.

Les deux groupes en question réclament des actions concrètes de la part du gouvernement afin de freiner le recul du français dans la métropole et d’y promouvoir activement la culture québécoise. Des représentants du Parti Québecois ainsi que de Québec solidaire étaient aussi présents pour donner leur appui à l’initiative.

Les manifestants se sont réunis en début d’après-midi pour ensuite marcher ensemble dans les rues de la ville.

Les messages principaux

En premier lieu, les membres du MJS disent revendiquer la préservation du français au Québec puisqu’ils ne veulent pas voir la province perdre son identité francophone.

Par ailleurs, les organisateurs de la manifestation remettent en question l’investissement de 750 M$ du gouvernement dans des subventions qui vont servir à l’agrandissement de l’Université McGill et du Collège Dawson. Ces sommes d’argent seront remises aux deux établissements scolaires anglophones dans le cadre du projet de loi 66. Pendant ce temps, les écoles françaises, elles, sont pratiquement oubliées, selon Esteban Carrillo du MJS. Il aimerait donc que ces deux projets soient retirés afin de mieux distribuer le montant.

«En observant les investissements faits dans le réseau postsecondaire francophone, on s’aperçoit qu’il y a une disproportion. Après, on se demande pourquoi il y a de plus en plus d’immigrants et de jeunes qui vont étudier à l’université en anglais alors qu’on investit très marginalement dans le réseau francophone», a dit Esteban Carrillo, membre du Mouvement des jeunes souverainistes, lors d’un entretien avec Métro.

De plus, une application ferme de la loi 101 doit être faite au Québec et à Montréal, entre autres par les employeurs et les commerçants, afin de protéger la langue française, selon M. Carrillo.

Le groupe compte continuer de faire la promotion du français et de l’indépendance du Québec dans le futur.

La situation actuelle

Depuis quelques semaines, le déclin du français est un thème d’actualité au Québec. L’usage en baisse en milieu de travail à Montréal de la première langue officielle de la province inquiète plusieurs citoyens. Le déclin se produirait même plus rapidement que prévu selon le démographe Marc Termote. Celui-ci avait conduit une étude de 200 pages sur le sujet en 2011, à la demande l’Office québécois de la langue française (OQLF).

Mardi dernier, le gouvernement du Québec a annoncé qu’il allait déposer un projet de loi en 2021 afin d’entamer la réforme de la Charte de la langue française, la loi 101.  «Nous avons l’intention de modifier la loi 101 afin de renforcer plusieurs de ses dispositions et d’étendre son champ d’application», a déclaré le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin Barrette.

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