Une commande ferme de 20 avions Challenger 350, estimée à 534 M$US, a fait figure de bonne nouvelle le 1er avril, tant pour Bombardier, que pour les syndicats. L’acheteur de ces avions d’affaires de taille moyenne n’est cependant pas connu, car il «préfère garder l’anonymat», selon le constructeur.
«Cette commande est très bonne pour la santé de l’usine et de la chaîne de production de Challenger. Ce n’est pas aussi commun dans l’industrie d’avoir de grandes commandes sur les avions d’affaires», a indiqué le chef des communications de Bombardier Avions d’affaires, Mark Masluch.
Le Challenger 350 serait très populaire. M. Masluch précise que cet appareil, qui peut accommoder jusqu’à neuf passagers, a été le deuxième le plus livré dans l’industrie de l’aviation d’affaires, toutes catégories confondues, en 2015.
«C’est sûr que c’est positif, commente le coordinateur québécois de l’AIMTA (Association internationale des Machinistes et travailleurs de l’Aérospatiale), David Chartrand, ça faisait très longtemps qu’on n’avait pas eu une grosse commande d’avions d’affaires.»
Les avions Challenger sont assemblés à Dorval, tandis que le sous-assemblage et une partie de l’usinage sont effectués à Saint-Laurent.
«Ça assure des emplois, souligne M. Chartrand. Ce n’est pas ça qui va faire, d’après moi, que les mises à pied annoncées vont être annulées, mais ça va sûrement aider.»
Quant au client mystère, Bombardier indique que c’est une pratique courante dans l’aviation d’affaires de ne pas dévoiler leur identité.
