Après un scandale fabriqué à propos des publicités de l’émission pour en faire parler avant la première diffusion, Z dévoilait jeudi son nouveau talk-show avec la pétillante Maripier Morin à la barre et Martin Perizzolo à ses côtés.
Maripier!, avec le point d’exclamation, est la grosse nouveauté de la saison pour la chaîne spécialisée et ce serait malhonnête de la torpiller après une seule émission. Après tout, une période de rodage est à prévoir.
Mais dans ce cas-ci, on part de très loin – c’est à se demander si on ne devrait pas laisser aller le bébé avec l’eau du bain.
«Chaque semaine, Maripier Morin recevra un invité à qui elle fera vivre un trente minutes explosif.»
Ceci est un extrait du communiqué officiel de présentation pour la nouveauté et c’est aussi l’essence même du problème. 30 minutes avec un seul invité, c’est long. C’est aussi périlleux et dans le cas qui nous intéresse, c’est surtout fastidieux.
L’idée ici n’est pas de miner le travail de l’équipe ou de l’animatrice, sauf que j’ai ressenti une certaine forme de malaise lors de mon visionnement, comme si j’assistais à un écrasement d’avion en direct à la télé.
À sa défense, Maripier Morin est particulièrement énergique. Son sourire est contagieux et son charme opère sur son invité. Mais ce n’est pas convivial. On assiste à une certaine forme de complicité, mais on ne se sent pas inclus. L’invité et les animateurs partagent des fous rires, se taquinent et ils terminent même l’émission en s’aspergeant d’eau. Ça devrait être amusant ou au minimum nous arracher un petit sourire avec les anecdotes légères, mais ce n’est pas le cas.
Vous savez le petit son qu’on fait avec notre bouche quand quelque chose nous agace, un peu comme une inspiration bruyante de désapprobation? C’est mon impression exacte après la première de Maripier! Je cherche ce qui cloche et ma seule véritable réponse : tout cloche.
Le ton est étrange, le décor est approximatif, les liens pour les chroniques sont discutables et il n’y a pas de cohésion.
D’une certaine façon, la promesse d’un «trente minutes explosif» est tenue – sauf qu’on regarde surtout les débris et les dégâts après ladite explosion.
Laissons une chance au coureur, mais je ne crois pas que ce sera un rendez-vous pour moi cet automne.
