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Culture

Plaster: un pour tous et tous pour un

De retour sept ans après son premier album, le groupe Plaster promet pour demain un spectacle en plein air qui va bouger!

L’attente fut longue pour les fans de Plaster. Mais il a fallu que le groupe attende que les étoiles soient bien alignées pour pouvoir, enfin, proposer une seconde offrande à son public. C’est que Plaster, c’est un trio, un vrai, explique le batteur Jean-Phi Goncalves : «On travaille toujours à trois, et c’est peut-être pour ça que c’est plus dur de faire un album, suppose-t-il. Ce n’est pas comme si un de nous arrivait avec des tounes quasiment prêtes, comme bien des groupes. Nous, on part de zéro à trois jusqu’au produit final à trois. Le fait qu’on soit occupés en plus, ça ralentit le processus… mais au final, ç’a été pour le mieux.»

C’est donc à l’occasion d’une pause de Beast, le duo de Goncalves avec Betty Bonifassi, et de moments de relâche dans les carrières parallèles du bassiste François Plante et du claviériste Alex McMahon, que le moment est finalement venu, après plusieurs tentatives du groupe de poursuivre la création. «On s’est réunis au moins une fois par année depuis le dernier album, explique le batteur. Au mois de février 2011, on s’est installés pour commencer, et même s’il y a encore eu des contretemps, pendant la dernière année, on n’a jamais arrêté le travail, c’était des journées par-ci par-là, mais on avait vraiment la volonté d’aller jusqu’au bout.»

Résultat : un album beaucoup plus rock que le précédent, First Aid Kit, qui tendait davantage vers le jazz. Un changement qui s’est fait de façon très naturelle, affirme Jean-Phi. «Déjà à la fin de la dernière tournée, l’énergie rock était déjà présente, fait-il remarquer. Les projets auxquels on a pris part ces  dernières années étaient plus axés sur les chansons, et quand on est arrivés pour faire des tounes ensemble, même quand elles étaient instrumentales, elles avaient une forme qui s’approchait de la structure couplets/refrain. Ça se peut que le troisième soit complètement différent. Il n’y a pas d’objectif précis autre que de faire un disque.»

Ce virage rock n’empêchera pas le groupe de se produire au Festival international de jazz de Montréal, et c’est tant mieux, parce que l’album semble avoir été créé exprès pour la scène. Ce qui est un peu voulu, admet Goncalves. «La première tournée nous a permis une prise de conscience par rapport à la scène. À l’époque, on était beaucoup plus axés sur les trucs techniques et technologiques pour avoir un rendu le plus live, le plus improvisé possible dans un contexte de machines, avec des textures sonores un peu électroniques, rappelle-t-il. Là, on a voulu s’éloigner un peu de ça. On souhaitait garder la touche électronique, mais jouer plus nos instruments, moins de machines… C’est vrai qu’en spectacle, quand on joue nos instruments plutôt que de gosser sur des pitons, il y a quelque chose qui se passe de plus intéressant pour nous et pour le public.»

Plaster
Sur la scène Bell
Samedi à 22 h

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