Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les albums de Émilie Proulx, Grégoire, Stéphanie Lapointe, Kelly Clarkson et Covered, A Revolution in Sound: Warner Bros Records.
|
|
Belle mélancolie Émilie Proulx La lenteur alentour (4/5) |
Après avoir séduit la critique avec un mini-album en 2007, Émilie Proulx revient en force avec un disque complet, La lenteur alentour. Dans la continuité de ses premières compositions, la chanteuse folk présente des chansons tous aussi lentes et mélancoliques. Mais c’est ici toute la beauté de la chose, la tristesse qui émane de ses paroles est touchante, et l’atmosphère planante est complètement envoutante. Émilie Proulx prend le temps de placer les choses musicalement et littéralement, et c’est tout à son honneur. On ne peut que se laisser bercer par sa douce voix monotone et ses réflexions grises.
– Geneviève Vézina-Montplaisir
|
|
Du web au CD Grégoire Toi + moi (3,5/5) |
Sur la dernière page du livret, on peut lire : «Merci à mes producteurs», suivi d’une liste de surnoms internet : aaudrey2, saxe78, nico5773, etc. Grégoire est en fait le premier artiste de la compagnie française My Major Company qui invite les internautes à devenir coproducteurs d’un disque d’un nouvel artiste qu’ils apprécient. Lancé en France à l’automne 2008, Toi + moi est un succès! Faut dire que Grégoire pond d’excellentes chansons. Il fait dans la pop confortable et fait penser à Goldman, Pagny, Eicher… Ce n’est peut-être pas très original, mais le CD est agréable à découvrir. Artiste à surveiller!
– Eric Aussant
|
|
Avec le temps Stéphanie Lapointe Donne-moi quelque chose qui ne finit pas (3,5/5) |
Le deuxième album de Stéphanie Lapointe ne se laisse pas facilement apprivoiser. À la première écoute, on se surprend à se lasser des chuintements de l’ex-Académicienne. La finesse des mélodies et la voix de la chanteuse, fragile et empreinte d’émotion, finissent toutefois par nous gagner. De l’exquise Petit garçon en habit d’homme, jouée au piano, à la tendre Bang Bang (émouvante, grâce aux arrangements de cordes signés Mélik-Alexandre Farhat), on prend plaisir à se laisser transporter dans l’univers mélancolique de l’artiste, qui nous prouve qu’elle est là pour rester.
– Marc-André Lemieux
|
|
Retour pop Kelly Clarkson All I Ever Wanted (3/5) |
Après un passage plus sombre avec My December, Kelly Clarkson est de retour avec le son pop-rock qui a fait le succès de Breakaway, sorti en 2004. La gagnante de la première édition d’American Idol présente des pièces aux mélodies accrocheuses, dont certaines possèdent un son résolument rock, comme Whyyawannabringmedown. La chanteuse joue donc dans les plates-bandes d’Avril Lavigne et de Katy Perry et le fait très bien. Perry signe d’ailleurs deux pièces sur All I Ever Wanted, un album qui s’écoute bien, porté par la magnifique voix de Kelly, et qui a le mérite de ne pas être ennuyant.
– Geneviève Vézina-Montplaisir
|
|
Des covers Artistes variés Covered, a Revolution in Sound: Warner Bros Records (3/5) |
Pour souligner ses 50 ans d’existence, Warner Bros. Records a demandé à ses poulains de reprendre les hits de quelques-uns des plus grands noms de la musique qui ont déjà fait partie de son écurie. Comme toute bonne compile du genre, le résultat est inégal, mais fort intéressant. Parmi les bons coups, citons Mastondon qui, avec l’aide de Billy Gibbons, reprend avec vigueur Just Got Paid, de ZZ Top, et les Flaming Lips, qui laissent libre cours à leurs élans psychédéliques sur Bordeline, de Madonna. Michelle Branch gâche la sauce avec une version peu inspirée de A Case of You, un classique de Joni Mitchellell.
– Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt