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Culture

Prends ça court! fête ses 10 ans Le nouveau visage du court

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Il fut un temps où le court métrage était considéré comme un sous-produit du cinéma, un boulet pour le 7e art. Maintenant, le format court est un passage obligé pour tout cinéaste qui se respecte.

Afin de célébrer 10 ans de combat pour faire respecter le court métrage à sa juste valeur, le faire découvrir et surtout le diffuser, l’événement Prends ça court! présente les meilleurs courts québécois de 2009.

Seront donc présentés, au Cinéma du Parc, Le technicien, de Simon-Olivier Fecteau; Les mots, d’Ivan Grbovic; La belle au verre de lait, de Félix Rocque; King Chicken, de Nicolas Bolduc; Jour sans joie, de Nicolas Roy; La vie commence, d’Émile Proulx-Cloutier; Léger problème, d’Hélène Florent, Tête blanche, de Patrick Boivin, et Danse macabre, de Pedro Pires.

Autant de courts métra­ges qui se sont promenés dans différents festivals internationaux et qui font état de la grande vitalité du genre. «Aujourd’hui, le public et le milieu professionnel appuient le court métrage, souligne Danny Lennon, de Prends ça court! La qualité a augmenté, c’est assez im­pres­sionnant.»

En outre, le court métrage est quasiment devenu un préalable à l’obtention de financement pour un long métrage. «On ne veut pas que le jour où ils vont avoir accès à 4 M$ pour faire un film, les réalisateurs ne sachent pas quoi faire, explique Danny Lennon, qui rêve de disposer d’une heure de grande écoute à la télévision pour présenter des courts métrages. Le court métrage prouve que tu es capable de mener un projet, de respecter des budgets et de travailler en équipe.»

Il était une fois un court
Pour Émile Proulx-Cloutier, qui gagne surtout sa vie comme comédien, la réalisation de courts métrages est la meilleure façon de raconter les histoires qu’il a dans la tête.

«Avec le court métrage, tu es complètement libre d’inventer un langage qui est le tient, d’explorer ta façon de raconter des histoires et d’avoir ton propre regard sur le monde, affirme celui qui signe avec La vie commence son troisième court métrage. En même temps, la durée réduite t’oblige à faire des choix importants. Tu as très peu de temps pour installer les choses, créer une tension, produire une montée dramatique et ultimement aboutir à une fin qui a du sens et qui fait une impression forte sur les gens.»

De plus, le court métrage nécessite moins de moyens et se réalise plus rapidement. Il demande pourtant autant d’effort, tient à préciser celui qui campe le petit frère de Sophie dans la série Les hauts et les bas de Sophie Paquin.

«J’ai souvent vu des longs métrages qui étaient en fait de bonnes idées de courts métrages et qu’on avait trop dilués, raconte Émile Proulx-Cloutier. Quand va se présenter une histoire dont je vais être certain qu’elle prend 1 heure et demie et non 18 minutes pour être racontée, c’est sûr que je vais en faire un long métrage. Mais pour le moment, le format court me stimule beaucoup.»

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