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Culture

Critiques CD de la semaine du 3 au 7 décembre

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Patricia Kaas, The Rolling Stones, Rabih Abou-Khalil, Lily Frost, Srena Ryder et Wiz Khalifa.

Quel hommage!

Patricia Kaas

Kass chante Piaf (4/5)

On était sceptique avant la première écoute de Kaas chante Piaf. Mais Patricia Kaas nous surprend et nous donne des frissons dès l’ouverture (Mon Dieu). La fille de l’est nous prouve qu’elle ne souhaite en aucun cas imiter Édith Piaf, mais bien lui rendre hommage à l’aube des 50 ans de sa disparition. L’interprétation, digne d’une grande voix, est parfaitement réussie,  et l’orchestration est grandiose. On retrouve des titres célèbres (Padam Padam, Milord), mais l’interprète nous fait aussi découvrir des titres moins connus (Avec ce soleil, T’es beau tu sais). Avoir la même émotion en écoutant du Piaf sans que ce soit du Piaf, c’est saisissant! Enfin un hommage à la Môme digne de ce nom.

– Anicée Lejeune

Satisfaction?

The Rolling Stones

GRRR! (3,5/5)

Il manquera toujours des chansons des Stones sur une compile des Stones. Mais GRRR-point-d’exclamation réussit à réunir, sans trop s’égarer, 50 ans de rock sur 3 disques compacts. À cinq, six titres près, ce coffret présente une playlist identique à celle de Forty Licks, un album double qui célébrait, en 2002, les 40 ans du band. Dix ans plus tard, force est de constater que Mick, Keith, Charlie et Ronnie estiment que leurs meilleurs succès sont toujours les mêmes. On n’échappe ni à (I Can’t Get No) Satisfaction, ni à la boulette disco Emotional Rescue. Cela dit, l’amateur pourra apaiser sa soif de nouveautés avec deux pièces récentes, et sa soif de classiques avec des perles comme Come On.

– Natalia Wysocka

Buffet auditif

Rabih Abou-Khalil

Hungry People (4/5)

Avec Hungry People, le jazzman libanais Rabih Abou-Khalil signe un 20e album majeur, buffet rétro-futuriste où convergent 30 ans de carrière et d’influences. Si les rappeurs chantent leur hood, lui chante avec son oud, instrument arabe avec lequel il a forgé sa renommée. On entend sur cet opus anniversaire la détresse du monde, mais aussi la beauté d’une apocalypse unificatrice. Ses compères du «quintette méditerranéen» subliment une poésie instrumentale noire et porteuse. Facile? Non, mais à défaut de nous gaver comme des oies sans oreilles, il concocte un festin auditif 10 services à déguster lentement et avec modération.

– Charles-Éris Blais-Poulin

Pétillant

Lily Frost

Do What You Love (3,5/5)

Ce huitième album de la Canadienne Lily Frost est pétillant comme du champagne et sucré comme un bonbon, sans pour autant être écœurant. C’est comme si on entendait le sourire de la chanteuse pendant qu’elle donnait de la voix. C’est une pop accrocheuse qu’elle propose avec ses pièces qui restent en tête longtemps; on pense entre autres à la pièce titre, au message idéaliste : «Do what you love and the money will follow.» Coup de cœur particulier pour le deuxième disque qui vient avec l’édition spéciale québécoise et qui propose des pièces en français, des pièces douces et caressantes à l’ambiance musicale texturée.

– Jessica Émond-Ferrat

Excellent, mais…

Serena Ryder

Harmony (3/5)

Le troisième album de cette chanteuse ontarienne est excellent. Ryder offre une pop teintée de rock de qualité. Elle a participé à l’écriture de toutes les pièces du CD, ce qui lui vaut un gros bravo. Il y a cependant un détail qui agace tout au long du disque : on dirait qu’elle a trop écouté Adele. On l’aime bien, Adele. Mais il n’y a qu’une Adele. Serena Ryder semble l’imiter dans tout, de la prononciation aux intonations. De plus, le réalisateur a tout fait pour que la chanteuse sonne comme Adele et que la musique sonne comme un disque d’Adele. Trop. Beaucoup trop.

– Eric Aussant

Pop

Wiz Khalifa

o. n. i. f. c. (3/5)

«J’ai tellement de weed que je pourrais fumer jusqu’à la fin de mes jours», lance Wiz sur Paperbond. «Ma maison est tellement grosse que tu pourrais te perdre dedans», enchaîne-t-il sur Fall Asleep. Ouaip, le fervent défenseur des trois W (whisky, women and weed) semble couler des jours heureux depuis le succès de son hymne Black and Yellow. Mais si le rappeur s’avère comblé, l’auditeur, lui, risque plutôt de déchanter en écoutant ce disque qui manque de complexité. Bon, certains titres plaisent, tel le duo avec The Weeknd, et il est toujours marrant d’entendre le sympathique Wiz éclater de son rire caractéristique ou tirer sur son joint entre les pièces, mais on l’aurait préféré plus percutant.

– Natalia Wysocka

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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