Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de k.d. lang & Siss Boom Bang, Richard Desjardins, Mother Mother, Malajube et Obtala.
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Magique k.d. lang & Siss Boom Bang Sing it Loud (4,5/5) |
– Éric Aussant
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Un peu de tout Richard Desjardins L’existoire (4/5) |
Richard Desjardins touche à tout dans son nouvel opus. Sept ans après Kanasuta, le gars de l’Abitibi a décidé de chanter l’amour, la nature et la mort dans L’existoire. Pour ce faire, il offre des pièces country à la guitare et de très belles mélodies au piano – dont la plus réussie est sans doute Elsie. L’artiste engagé donne aussi quelques coups de gueule, notamment dans la pièce Développement durable : «chu fier d’être ignorant / pis ça c’t’un droit acquis / pas besoin d’être savant / quand t’as un’carte de crédit.» Du grand Desjardins… comme d’habitude.
– Mathieu Horth Gagné
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Subtil mélange Mother Mother Eureka (4/5) |
Ce troisième disque de Mother Mother est un mariage réussi de rock, de pop et d’un soupçon de rétro 1980. Le quintette de Vancouver propose Eureka. Douze pièces colorées à l’image de la pochette du disque. Les pièces comme la dansante Baby Don’t Face, l’entraînante Simply Simple, l’explosive Chasing it Down ou la planante Born in a Flash le montrent bien. Le groupe jongle bien avec les sons acoustiques et électriques et les harmonies vocales. Ni trop pop, ni trop rock… Eureka sans modération.
– Anicée Lejeune
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Comme un best-of Malajube La caverne (4/5) |
L’exubérance du Compte complet, l’accessibilité de Trompe-l’Å“il et la richesse de Labyrinthes. Avec La caverne, Malajube semble avoir pondu un best-of de ses trois premiers albums. Un opus lumineux – à la fois sucré et consistant – qui déborde d’une énergie contagieuse. À l’image de la caverne d’Ali Baba, celle de Malajube renferme plusieurs trésors, dont Le blizzard (un étonnant hommage au disco-funk des années 1980), Chienne folle (une bombe frénétique dans la même veine que Filles à plumes) et Synesthésie (un hymne pop vitaminé).
– Marc-André Lemieux
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Soleil d’ici Obatala Okémâyalé (3/5) |
Est-ce de l’espagnol? Un dialecte africain? Eh non, quand on écoute de plus près, on constate que c’est en joual que chante le groupe sherbrookois Obatala sur ce troisième opus, Okémâyalé (à prononcer à voix haute…) Ce sont les chansons à saveur world, comme la pièce-titre, qui nous plaisent le plus – certaines autres (Biscuit soda, Ti-gars) font rire, mais rappellent un peu trop Mes Aïeux… Il reste que les six musiciens réussissent à nous donner le goût de sourire (et l’envie de danser) grâce à leur énergie contagieuse et à leur humour bon enfant.
– Jessica Émond-Ferrat
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt