Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Willie Nelson, Whitesnake, On a créé un monstre, Duran Duran et Britney Spears.
| |
Trio réussi Willie Nelson et Wynton Marsalis Here We Go Again (4/5) |
– Mathieu Horth Gagné
| |
Vieux de la vieille Whitesnake Forevermore (3/5) |
Oh yeah, levez votre poing, fans de Whitesnake, le neuvième disque de ces vétérans du hard rock débarque. Et ça commence fort avec Steal Your Heart Away et All Out of Luck, deux pièces solides aux riffs qui le sont tout autant. Sur d’autres, plus douces, Coverdale nous chante l’éternelle douleur de l’amour (Easier Said Than Done). Plus loin, l’accrocheuse I Need You (Shine A Light) emprunte aux Stones et pas seulement en raison du titre. Si certains morceaux ramollissent un peu le tout (Forevermore), on mentirait si on disait qu’on ne s’est pas imaginée être dans un aréna.
– Natalia Wysocka
| |
Prometteur On a créé un monstre L’iceberg (3/5) |
Il y a de bien belles choses sur le premier disque du trio On a créé un monstre. Heureusement, le groupe ne fait pas honneur à son nom. On est loin du monstre; c’est plutôt joli. Peut-être même un peu trop tranquille. Les sonorités peuvent parfois faire penser aux ballades de Malajube, mais c’est plus terre-à-terre, moins aérien. Si les paroles manquent parfois de souplesse, la mélodie, elle, est toujours magnifiquement ficelée. Si ce n’est que la pointe de l’iceberg, on a bien hâte de voir ce qu’ils nous proposeront à l’avenir.
– Vincent Fortier
| |
Retour au même Duran Duran All You Need is Now (2,5/5) |
Après s’être empêtrés dans les rythmes lourds de Timbaland sur l’inégal Red Carpet Massacre, les gars de Duran Duran renouent avec la pop vitaminée sur All You Need is Now. Si la voix claire et pénétrante de Simon LeBon répond toujours à l’appel, on ne peut pas en dire autant de la créativité du groupe. Quand il ne plagie pas ses vieux tubes (Blame the Machines évoque Rio), il n’inspire rien du tout. Et côté ballade, ça se gâche avec la soporifique Leave a Light On, où Nick Rhodes semble s’être endormi sur son synthé.
– Marc-André Lemieux
| |
Inanimée Britney Spears Femme fatale (2/5) |
Britney Spears a beau avoir intitulé son septième opus Femme fatale, la chanteuse garde la même attitude : celle d’une minette hypersexuée. Dénué d’émotions, le dernier album de la star privilégie les beats dance artificiels et les rimes niaises filtrées par auto-tune («Your body looks so sick / I think I caught the flu», pousse-t-elle sur (Drop Dead) Beautiful). Sur Till the World Ends, la chanteuse répète machinalement les «oh! oh!» pour nous faire oublier l’absence de mélodie. Heureusement, la charmante How I Roll vient combler ce vide flagrant.
– Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt