La 27e édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique débute vendredi avec, pour objectif de donner une autre image de l’Afrique et des pays créoles.
«L’image qu’a la grande majorité des gens est biaisée, souligne Sarah M’Bodji, chargée de programmation du festival. En partie parce que les médias ne peuvent pas parler de l’ampleur de cette réalité. On se contente de faits tragiques, de conflits, de difficultés. Certes c’est une réalité, mais ces images ne montrent pas certains aspects positifs de la vie au quotidien. On ne parle que très rarement de ces personnes qui vivent cette réalité-là et qui se construisent malgré tout.»
Vues d’Afrique se veut un miroir de la production cinématographique africaine et créole des deux dernières années, et ce, grâce à différents volets, dont Musicafrica (vidéoclips), Africa Numérique (productions locales) et Regards d’ici (productions québécoises et canadiennes). Le festival s’adresse ainsi à tout le monde.
«Avec plus de 100 films, documentaires, fictions, courts et longs métrages, l’occasion est offerte de découvrir différents visages de l’Afrique, précise Sarah M’Bodji. Et ainsi de rendre accessibles des films qu’on ne peut pas voir en salle et qui, pourtant, méritent de l’être parce qu’ils font partie du cinéma avec un grand C.»
Vues d’Afrique
Jusqu’au 8 mai au Gesù