Combien de collections possédez-vous?
Je ne le sais pas. J’ai toutes sortes de collections, certaines moins sérieuses que d’autres, mais je suis le seul à avoir une collection d’esperluettes [NDLR : le signe typographique «&»), et j’ai deux collections plus importantes : les chaînes de toilettes et les fers à repasser jouets.
Comment en êtes-vous venu à collectionner les fers à repasser miniatures?
C’était pour intéresser mes enfants, quand on allait dans les brocantes. Je leur disais qu’ils collectionnaient les fers à repasser pour enfants – ça leur donnait un défi. Mais c’est moi qui suis resté avec la collection. Il y en a de toutes les époques. Parfois, des gens m’apportent de vrais fers à repasser, mais ça ne m’intéresse pas vraiment. Par politesse, je les accepte, mais je n’ai pas d’espace pour ça. Votre salle de bain ressemble à un musée de la chasse d’eau.
C’est important pour vous de bien disposer les objets?
Les collectionneurs, pour se consoler de leurs dérives, aiment généralement montrer leurs collections. Je crois avoir la plus imposante collection de chaînes de toilettes au monde. J’aime les classer par couleur, par matériau, pour que ce soit harmonieux.
Avez-vous un petit côté obsessionnel compulsif?
C’est ce qu’on m’a dit! Mais je ne crois pas. Mon souci de l’esthétique est une déformation professionnelle. Je suis architecte de profession. J’ai toujours été attiré par ce qui est beau. J’ai aussi réalisé que tout ce qui relie ce que je collectionne, c’est le graphisme.
Votre femme est-elle contente que toute la maison soit tapissée de collections?
Quand je l’ai rencontrée, elle était très zen. Elle a attrapé la piqûre à mon contact. Aujourd’hui, c’est ma plus grande fan. Elle achète mes sculptures pour qu’on les garde à la maison.
Et comment faites-vous pour que toutes ces accumulations d’objets ne prennent pas la poussière?
J’époussette mes sculptures moi-même, mais pour le reste, j’ai une femme de ménage.