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Culture

Quand l'art sort dans la rue

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Après l’avenue du Mont-Royal et sa Nuit blanche sur tableau noir, puis le Centre-Sud et son Écho d’un fleuve, c’est au tour de la rue Masson de s’animer ce week-end, pour une deuxième année, grâce aux bons soins de la compagnie de théâtre de rue Toxique Trottoir.

Toxique Trottoir, ce sont trois comédiennes – Marie-Hélène Côté, Dominique Marier et Muriel de Zangroniz – qui pratiquent les arts de la rue depuis fort longtemps et qui ont uni leurs forces pour créer le festival La rue Kitétonne, dont elles sont les directrices artistiques. «On avait envie de créer un festival à nos couleurs, qui mettrait de l’avant les arts de la rue, explique Muriel de Zangroniz. Dans la rue, l’art prend une dimension tout à fait différente. Il y a une proximité avec le public. Ça force à réinventer le quotidien parce qu’on travaille dans des espaces qui sont connus des gens.»

Selon la directrice artistique, énormément de festivals s’organisent autour des arts de la rue sans pour autant le nommer comme tel. «Il y a déjà des compagnies québécoises d’arts de la rue qui tournent à l’international, il y a beaucoup de mouvement, mais on met rarement l’accent là-dessus, dit-elle. Un des enjeux majeurs de notre festival est d’ailleurs de faire réaliser aux gens à quel point ces artistes travaillent fort.»

Le festival, qui s’allonge de deux jours cette année, ss’est donné aussi pour mission de démocratiser l’art. «On a pu observer un métissage incroyable parmi les participants, l’an dernier. Il y a plein de gens du public qui ne feraient pas de rencontres artistiques fortes si elles ne se passaient pas dans leur quartier, croit Muriel de Zangroniz. On s’est d’ailleurs installés dans Rosemont parce qu’on voulait que notre festival ait une âme ancrée dans un quartier.»

Cette année, des compagnies françaises (Rose Pi-ment pour un spectacle de danse, et Artiflette pour une prestation circassienne) et belge (les bouffons d’Entre ciel et terre) s’ajouteront à la programmation locale. «La tradition des arts de la rue est beaucoup plus développée en Europe qu’elle ne l’est chez nous, alors ces artistes sont très fébriles à l’idée de venir se produire ici», explique Muriel de Zangroniz.

Pour sa part, Toxique Trottoir propose le Djellabarquement, un «projet de médiation culturelle autour du Maghreb». «C’est un événement réunissant 30 comédiens qui arrivent d’ailleurs. C’est burlesque, clownesque, ça réunit plein de gens du Maghreb et d’ici, raconte la directrice. Ne serait-ce que pour cette rencontre interculturelle, ça vaut la peine d’y assister.»

À surveiller

La rue Kitétonne propose une programmation touchant à pratiquement toutes les formes d’art :

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