Culture

The Death Set + Rock Forest + Le monde dans le feu @ Divan Orange

Un gros brouillon. Un gros brouillon au plomb dessiné avec rage sur une feuille chiffonnée. On peut y voir un diable qui vomit des jambes portant des jarretelles et des talons hauts. Des morceaux de plomb ont cassé, et il y a un trou dans la feuille. Un dessin de coin de table avec un vieux cœur de pomme pourri qui traîne dessus. C’est le genre d’image qui me vient en tête pour décrire la musique du groupe originaire d’Australie Death Set. Un mélange chaotique de punk rock, de hip-hop et d’électro qui peut rappeler les débuts de Beastie Boys, possédant une énergie aussi puissante qu’incontrôlable.

C’est sur scène que le duo formé de Beau Velasco et Johnny Sierra s’est forgé cette réputation. Des musiciens qui seraient prêts à perdre une jambe pour donner un bon spectacle. Ça finit toujours par trasher, cracher et sauter, autant dans la foule que sur scène. La pédale au fond, comme dirait mon père. Dès la sortie de l’album Worldwide en 2008, plusieurs critiques les voyaient comme le next big thing autant pour des raisons musicales que pour leur charisme. Par contre, le ciel est tombé sur la tête de Sierra en 2009 avec la mort par overdose de l’autre moitié du duo, Beau Velasco, en pleine tournée.

C’est donc officiellement le nouveau visage de Death Set qui s’amène à Montréal. Un groupe qui a réussi à passer à travers la plus dure des épreuves et qui s’est remis sur pied. L’album Michel Poiccart, paru en 2011, fait justement état des difficultés de Sierra de passer à autre chose tout en rendant hommage à Velasco. Aujourd’hui, le groupe formé de Daniel Walker, William Broussard et Johnny Sierra travaille à un nouveau EP qui devrait sortir sous peu et continue de tourner sans arrêt un peu partout dans le monde.

4234, boulevard Saint-Laurent

C’est la faction plus expérimentale de l’étiquette française Ed Banger Records qui passe par chez nous ce soir. Quentin Dupieux, alias Mr. Oizo, est reconnu pour sa musique électronique répétitive et violente. Du tech house dansant et original. De l’extérieur, Dupieux semble être un artiste têtu qui ne fait pas de cadeau. Celui qui fait ce qui lui tente, quand ça lui tente, parce que ça lui tente. En plus d’avoir produit quatre albums depuis 1999, Dupieux a réalisé trois longs métrages : Steak, Rubber et Wrong. Ce dernier a été présenté en première au festival du film de Sundance en 2012. Un personnage fort intéressant qui ne passera pas souvent par la SAT. C’est le moment d’en profiter.
À écouter : positif

1201, boulevard Saint-Laurent

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