Culture

Socalled ravit l'Abitibi

Tour de magie, délire à l’accordéon, fruit exotique dans les pantalons… Socalled n’a reculé devant rien pour gagner de nouveaux fans vendredi au Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue.

Et à en juger pas les cris et les applaudissements nourris de la foule au terme de sa prestation au Petit théâtre du Vieux Noranda, le sympathique bidouilleur a atteint son objectif. Premier artiste de la soirée à fouler les planches de l’enceinte (avant Panache et Malajube), le rappeur/DJ montréalais a proposé les pièces de son plus récent opus, l’excellent Sleepover, paru en mai.

Visiblement en grande forme, Socalled ressemblait à un savant fou derrière ses machines (et on ne dit pas ça à cause de ses épaisses montures et de sa chevelure hirsute qui rappelait celle du Professeur Tournesol dans les aventures de Tintin). Épaulé par quatre musiciens, il se prêtait à des déhanchements saccadés sur les rythmes schizophrènes de son répertoire composé d’échantillonnages en tous genres: hip-hop, dance, folk traditionnel, R’n’B, soul… Le tout, parsemé d’éléments inspirés de la tradition klezmer, si chère à ce défenseur de la culture juive.

Avant d’entonner UNLVD, l’un des rares morceaux en français tirés de sa dernière galette, Socalled a même défait sa braguette pour sortir une banane de ses sous-vêtements… Petite collation qu’il a mangée quelques minutes plus tard, sous le regard amusé de l’auditoire.

Soulignons aussi la présence sur scène de la chanteuse Katie Moore, fidèle complice du musicien du Mile-End. Impossible de rester insensible à cette voix magnifique, aux accents folk-rock, qui s’élève et se déploie sans effort au-dessus des sonorités électroniques les plus complexes. Elle apporte un petit supplément d’âme à chacun des titres sur lesquels elle figure, à commencer par Richi, une bombe disco qui finit par nous briser le cœur.

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