Les rois de la «comédie de potes», Seth Rogen et Evan Goldberg, sont de retour avec This is the End, un film aux proportions… apocalyptiques!
Seth Rogen et Evan Goldberg sont des amis d’enfance, et des partenaires d’écriture depuis l’école secondaire, où ils ont écrit leur première version de Superbad. Leur nouvelle collaboration, This is the End, met en vedette une distribution incluant plusieurs de leurs complices de longue date. Rogen, Jay Baruchel, James Franco, Jonah Hill, Danny McBride et Craig Robinson (qui se jouent tous eux-mêmes) se cachent tous ensemble dans la maison de Franco alors que survient la fin du monde.
Tout le gratin hollywoodien se succède pour de petits rôles : Michael Cera, Rihanna, Channing Tatum, Paul Rudd, Jason Segel et de nombreux d’autres.
Métro a récemment discuté avec les copains natifs de Vancouver, en buvant une (très appropriée) bouteille de bière Molson Canadian.
L’idée de ce film est née d’un court métrage que vous avez écrit en 2007, lequel s’appelait Jay & Seth vs. the apocalypse. Comment en êtes-vous venus à un long métrage?
Seth : Ça nous a pris un bon moment avant d’y arriver, honnêtement. On n’arrivait pas à trouver où on s’en allait avec ça, alors on a vraiment mis quatre ans à se lancer des idées, ne serait-ce que pour décider du genre de long métrage que ça pourrait donner.
Evan : L’idée d’avoir des acteurs qui se jouent eux-mêmes est venue séparément. Et jusqu’à ce qu’on combine les deux, le truc de l’apocalypse ne nous semblait pas une idée assez riche en elle-même.
Seth : Et après environ trois ans et demi, on s’est rendu compte qu’on pourrait mettre tout ça dans le même film.
A-t-il été difficile de réunir tous les gens que vous vouliez avoir dans le film?
Evan : Bâtir un horaire pour les réunir tous – je veux dire, Danny joue dans Eastbound, Craig dans The Office, Franco fait ce qu’il fait, Jay a un million de projets au Canada – a été un sacré casse-tête.
Seth : Nous avons miraculeusement trouvé une case horaire où tous les gars étaient libres, entre avril et juillet l’an dernier. Une fois cela fixé, ce n’était pas si mal. Jamais dans nos rêves les plus fous n’avait-on osé imaginer qu’on réussirait à avoir les six personnes qu’on voulait de prime abord.
Il y a beaucoup d’autodérision dans ce film. Est-ce que ç’a été dur de convaincre ces acteurs de rire d’eux-mêmes?
Evan : Les studios étaient un peu effrayés par le concept des acteurs se jouant eux-mêmes.
Seth : Les acteurs, par contre, étaient totalement motivés, tous ceux qu’on a approchés. Je ne crois pas que qui que ce soit ait refusé à cause du contenu. On allait voir les acteurs pour qu’ils se jouent eux-mêmes, alors ça les emballait, c’était super de voir qu’ils considéraient que c’était une bonne idée.
Michael Cera joue une version plutôt folle de lui-même, adepte de cocaïne et tout…
Seth : Il était tellement cinglé, il a mis la barre haut pour tout le monde. Il y avait beaucoup de pression des pairs durant le tournage de ce film. Du genre : «Bon, Michael a fait ÇA, je ne veux donc pas être le gars qui refuse de faire tel autre truc.»
Evan : Et ce n’est pas comme si, quand un acteur finissait sa scène, il retournait à sa roulotte. Il restait avec les autres parce que tout le monde était super-excité d’être avec les autres. Alors, pendant qu’un faisait sa scène, tous les autres le regardaient faire.
C’est la fin du monde et vous ne pouvez que garder trois articles pour survivre. Que choisissez-vous?
Evan : Trois de ces quatre : de l’eau, de la nourriture, des fusils et des condoms.
Seth : Le truc bien à propos des fusils, c’est qu’ils peuvent te permettre d’acquérir à peu près n’importe quel autre article dont tu aurais besoin.
Evan : Oh, mais on ne veut pas de maladie vénérienne!
Seth : Avec un fusil, on peut se procurer des condoms.
Evan : Vrai.
La nécessité des condoms ne dépendrait-elle pas de la personne avec qui vous vous retrouvez à la fin du monde?
Evan : C’est toujours une bonne idée d’avoir des condoms.
Seth : Au pire, vous pouvez les remplir d’eau et jouer avec.
Dernière question : quelle serait la dernière chose que vous diriez à l’autre?
Seth: «Tu n’es rien sans moi.»
Evan: Hahaha!
Seth: C’est vrai, le rire serait sans doute la dernière chose à survenir lors de notre dernier moment ensemble.
Evan: Je dois dire que j’aimerais bien finir ma vie sur un «hahahaha»!
This is the End
En salle dès mercredi
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