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Culture

Critiques CD: Little Green Cars, Emie R Roussel, Hugh Laurie…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Little Green Cars, Emie R Roussel, Hugh Laurie, Jean-Louis Murat et Cody Simpson.

Une réussite!
Little Green Cars
Absolute Zero
Note: 

Ce premier album de cette formation irlandaise est une véritable réussite. La découverte de chaque chanson est plaisante et on ne souhaite qu’y revenir. Si leur son est dans l’air du temps (il y a des ressemblances avec Mumford & Sons et Vampire Weekend, entre autres) – le réalisateur Markus Dravs (Coldplay, Arcade Fire) y est certainement pour quelque chose –, c’est leurs harmonies vocales qui permettent aux Little Green Cars de se démarquer. Les cinq ensembles sonnent parfois comme The Mamas & The Papas ou rappellent vaguement les Beach Boys. Ça coule de source et c’est magnifique. Un must de l’été.
– Eric Aussant

D’une beauté fatale
Emie R Roussel
Transit
Note:

Figure montante du jazz, la pianiste montréalaise Emie Roussel poursuit son ascension avec ce second disque d’un aplomb rythmique manifeste. À la formule du trio (Nicolas Bédard à la contrebasse et Dominic Cloutier à la batterie) s’ajoutent sur plusieurs morceaux les sons cuivrés du quatuor St-Germain ainsi que les percussions de Julie Quimper. Le mariage des sons surprend. Dans Poker Fade, la contrebasse et les percussions nous tiennent déjà en haleine quand apparaît la beauté du piano, qui dans un crescendo, devient fatale. Si la musique du Emie Roussel Trio n’a pas encore la texture unique du légendaire trio suédois Esbjorn Svensson, auquel il est souvent comparé, il atteint un échelon de plus.
– Émilie Bergeron

Docteur a le blues
Hugh Laurie
Didn’t It Rain
Note: 

À moins de n’avoir jamais visionné un épisode de la télésérie, impossible d’écouter ce nouvel album de Hugh Laurie sans penser à House… mais si on ne connaît pas House sera-t-on porté à écouter cet album de Hugh Laurie? Certes, en entendant ses reprises, on sent que l’homme adore le blues. Et même si sa voix, qui manque de «rauque», n’est pas adaptée à de vieilles chansons du Mississippi comme The Weed Smoker’s Dream, de Kansas Joe McCoy, on s’y fait. Ce à quoi on se fait moins? À tous ces invités qui sortent de partout – pop! pop! pop! – et au son un peu trop big band de son groupe. Sinon, on sourit en entendant Laurie chanter Junker’s Blues, ode aux substances toxiques popularisée par Champion Jack Dupree. Le cœur y est.
– Natalia Wysocka

Déroutant
Jean-Louis Murat
Toboggan
Note:

Ce nouvel album de Jean-Louis Murat (il doit en avoir une vingtaine à son actif), paru en avril dernier ici, a reçu un très bon accueil dans la presse française. Peut-être pour son originalité. Jean-Louis Murat a choisi de travailler tout seul : ses mots, sa voix, sa guitare et quelques sons autres, souvent étranges. Bien beau tout ça, mais pris d’un trait, on a l’impression que l’artiste a tout fait pour dérouter l’auditeur et, surtout, éviter de le séduire. De plus, même si le CD à la pochette ensoleillée est sorti au printemps, les atmosphères sont hivernales. Le disque s’ouvre sur la pièce Il neige d’ailleurs!
– Eric Aussant

La da dee deuh?
Cody Simpson
Surferts Paradise
Note:

Ah, avoir 10 ans de moins, les amours d’été, la plage… Nul doute que ce chanteur de 16 ans, blond et athlète en plus, fera des ravages auprès des ados. Sans surprise, Justin Bieber est son ami et modèle – Cody a même chanté en première partie de son spectacle. Dans ce court album, l’Australien navigue dans les mêmes eaux que le Biebs, c’est-à-dire dans l’océan des chansons pop et des ballades dédiées aux jolies filles. Les paroles sont très banales, comme «Bang Bang Bang is the sound of my tools», et chaque fois qu’on manque d’idée, tous en chœur, remplissons avec des «lalala»! Et quand on vogue vers le reggae, sur la dernière piste, c’est qu’est venu le temps d’aborder.
– Josie Desmarais

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