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Culture

Critiques CD de la semaine du 12 au 16 mars 2012

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Revolver, Mes Aïeux, Loreena McKennitt, Gazoline, Fanfarlo et Pierre Fortin.

Une coche de plus
Revolver
Let Go (3,5/5)

Pour leur second disque, les Parisiens de Revolver ont délaissé la pop de chambre, sont passés au salon, puis plus loin encore. Bref, ils ont fait les choses en grand. Faisant équipe pour une seconde fois avec le réalisateur Julien Delfaud (Phoenix), le trio s’est de nouveau assuré les services de l’énergique Maxime Garoute à la batterie et du célèbre Pino Palladino (The Who, Eric Clapton) à la basse. Les arrangements sont plus majestueux, les harmonies, complexifiées. Le charmant anglais teinté d’une touche d’accent d’Ambroise Willaume s’est affiné, et le violoncelle de Jérémie Arcache est davantage mis de l’avant. Une bombe de disque.

– Natalia Wysocka

Vent de nostalgie
Mes Aïeux
À l’aube du printemps (3,5/5)

Le diable, la chasse-galerie, tout ça s’est progressivement estompé pour Mes Aïeux, qui se fait plus folk rock que folklorique depuis deux albums. Plus sage et assez serein, le groupe reste  toujours aussi engagé sur ce nouveau disque, où on ressent très clairement une espèce de nostalgie face au temps qui passe et un questionnement par rapport aux jours qui s’étendent devant. Les textes de Stéphane Archambault et de ses comparses, interprétés avec les harmonies vocales qui ont fait la renommée du groupe, touchent par leur sincérité et montrent que ces «aïeux» ont atteint une belle maturité sans perdre leurs idéaux.

– Jessica Émond-Ferrat

Ça valait un CD
Loreena McKennitt
Troubadours On the Rhine (3,5/5)

Loreena McKennitt offre ici une version dépouillée de neuf chansons de son répertoire, enregistrées devant public le 24 mars 2011 à Mayence, en Allemagne. Ce CD met en évidence le talent d’interprète de l’artiste canadienne. Sa voix unique, mi-pop mi-classique, est magnifique, énergique – on en oublie l’absence de percussions – et expressive. Elle a beau être entourée de deux musiciens, dont sa fidèle violoncelliste Caroline Lavelle, c’est elle qui, chaque fois, joue l’instrument principal : le piano ou la harpe. Ce n’était pas un spectacle banal ce soir-là. Ça valait un CD. Mais il est un peu court : 44 minutes, incluant les applaudissements.

 – Éric Aussant

À suivre…
Gazoline
Futurbabymama (3,5/5)

Futurbabymama, le premier EP du jeune groupe Gazoline, ne sort pas des sentiers battus. Du bon rock traditionnel, rien de plus, rien de moins. La réalisation de Xavier Caféïne ajoute toutefois de la texture à l’ensemble. La plus grande réussite de l’EP est la pièce Gazoline, du même nom que le groupe, une chanson inspirée et un peu sale, qui nous permet d’imaginer, l’espace de quelques minutes, ce que peut devenir cette formation du Saguenay. Le trio devra offrir un produit un peu plus complet et profond pour son premier album, mais disons que Futurbabymama est un très bon début. En
spectacle mardi aux Francouvertes.

– Mathieu Horth Gagné

Arcade qui?
Fanfarlo
Rooms Filled With Light (3/5)

Dès les premières notes de Replicate, la pièce qui ouvre ce second album du groupe indie-rock londonien Fanfarlo, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec une certaine formation montréalaise… Des «oh, oh, oh!» aux arrangements orchestraux, on a l’impression d’entendre un succédané d’Arcade Fire. Le résultat n’est pas mauvais, loin de là. Les mélodies sont accrocheuses, les voix des chanteurs, agréables à l’oreille, et après plusieurs écoutes, on retrouve avec plaisir certaines pièces. Mais on a tout de même cette impression de déjà-vu qui tempère légèrement notre enthousiasme.

– Jessica Émond-Ferrat

Saison en retard
Pierre Fortin
Mécanique d’hiver (2,5/5)

Pierre Fortin, batteur des bruyants Dales Hawerchuck et de Galaxie, ralentit, le temps de présenter Mécanique d’hiver, un premier effort solo tempéré. Plus près d’un autre Fortin, Fred celui-là, que du rock électro à la Galaxie, l’album parle de l’hiver, propulsé par des textes sombres et des guitares pesantes. Le voyage est à l’image d’une ballade dans la gadoue montréalaise : tout tourne au ralenti, en dépit d’une réalisation huilée à merveille par Olivier Langevin. Si Lucifer, Corcoworld et Formule magique valent le détour, Mécanique d’hiver manque d’accroches mélodiques et de dérapages contrôlés. Laissons poindre le printemps et revenons-y l’hiver prochain.

– Charles-Éric Blais-Poulin

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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